
Syndicats et patronat sont convoqués ce jeudi 27 février pour la première réunion d'une délégation paritaire dédiée à la réforme des retraites. Par voie d'une lettre datée du 26 février 2025 et adressée aux représentants des partenaires sociaux, François Bayrou précise le cadre de leurs travaux et fixe un cap : l'équilibre financier du système d'ici à 2030.
Un déficit jugé "insoutenable"
Il précise :
Je souhaite fixer cet objectif à l'année 2030, conformément à la trajectoire de nos finances publiques.
Si des compensations pour les employeurs publics ont été soulevées par la Cour des comptes, Bayrou indique que ces aspects ne seront pas directement intégrés dans la délégation paritaire, sauf à la demande expresse des partenaires sociaux. Il insiste toutefois sur la nécessité de ne pas modifier les équilibres financiers entre les différents régimes.
Un cadre de discussions élargi et transparent
Afin d'assurer un suivi parlementaire, François Bayrou annonce que la ministre du Travail et de l'Emploi organisera des réunions avec les groupes politiques de l'Assemblée nationale et du Sénat. Jean-Jacques Marette, en charge du programme de travail, tiendra régulièrement les parlementaires informés de l'évolution des travaux.
Vers une réforme inscrite dans la loi avant l'été ?
L'objectif du gouvernement est clair : traduire les conclusions des discussions sociales en un projet de loi d'ici juin 2025. Bayrou précise que seules les mesures bénéficiant d'un accord suffisant des organisations syndicales et patronales seront défendues au Parlement.
Une réforme sous haute tension
La précédente réforme de 2023, portant l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans, avait déjà suscité d'importantes mobilisations sociales. Ce nouveau cycle de concertations risque d'être tout aussi tendu. Les syndicats restent prudents quant à une potentielle nouvelle phase de durcissement des règles, tandis que le patronat pourrait plaider pour un allongement de la durée de cotisation.










