
Selon les résultats annoncés par la Commission nationale des élections du Portugal après le dépouillement de 90 % des bureaux de vote, le candidat du Parti socialiste (PS), formation d’opposition, Antonio Jose Seguro, est arrivé en tête avec 30,7 % des voix, suivi du chef du parti d’extrême droite Chega, Andre Ventura, crédité de 24,2 %. Les deux hommes, qui ont obtenu les meilleurs scores parmi 11 candidats, s’affronteront au second tour.
De son côté, le candidat du Parti social-démocrate, formation de centre droit au pouvoir, Luis Marques Mendes, n’a recueilli qu’environ 12 % des suffrages.
Les sondages donnent Seguro favori au second tour
Le successeur de Marcelo Rebelo de Sousa, président sortant conservateur de droite ayant exercé deux mandats consécutifs au cours des dix dernières années, sera désigné lors du scrutin opposant Seguro à Ventura le 8 février.
Les sondages publiés jusqu’à présent montrent que Seguro est donné favori pour accéder à la présidence dans ce scénario.
Les pouvoirs du président et l’actualité politique au Portugal
Au Portugal, bien que les pouvoirs exécutifs du président soient limités, celui-ci dispose d’importantes prérogatives institutionnelles.
Chargé de promulguer ou de mettre son veto aux lois adoptées par le Parlement, le président détient également le pouvoir de dissoudre l’Assemblée s’il estime que l’équilibre politique est rompu.
Les principaux sujets à l’ordre du jour dans le pays portent sur les inégalités sociales, les bas salaires, les difficultés d’accès au logement, les lois restreignant les droits des migrants ainsi que les débats autour des limitations imposées aux droits des travailleurs par le gouvernement conservateur dirigé par le Premier ministre Luis Montenegro.
Au Portugal, où la croissance économique se situe autour de 2 % depuis deux ans et où le taux de chômage dépasse légèrement les 6 %, une grève générale rassemblant un nombre record de participants ces dernières années s’est tenue le 11 décembre dernier.










