Paix en RDC: le principe de la centralité de la Médiation conduite par la République togolaise acté à Lomé

La rédaction avec
18:3218/01/2026, dimanche
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Le président togolais Faure Gnassingbé s'exprime lors de la 79e session de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 25 septembre 2024.
Crédit Photo : Charly TRIBALLEAU / AFP
Le président togolais Faure Gnassingbé s'exprime lors de la 79e session de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 25 septembre 2024.

La Réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs s’est clôturée samedi à Lomé sur plusieurs décisions au premier rang desquelles, "l'alignement sur le principe de la centralité de la Médiation conduite par la République togolaise".

Faure Gnassingbé, le président du conseil de la République togolaise, médiateur désigné par l’Union Africaine pour la résolution de la crise dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs, les participants à la réunion parmi lesquels des anciens présidents et des experts de l’Union Africaine pour la paix, ont également décidé de
"l’harmonisation de la compréhension et de l'appropriation du processus unifié de médiation à l'échelle africaine".

L'alignement des acteurs autour de l'architecture révisée de la Médiation a été également décidé à Lomé tout comme un document-cadre de la Médiation, fondé sur l'état des lieux et l'analyse des dynamiques du processus de paix.

De plus, il a été adopté un plan de travail des Facilitateurs en tant qu'instruments opérationnels devant guider l'action coordonnée du Panel dont le rôle a été réaffirmé comme
"mécanisme central d'appui politique à la Médiation, agissant de manière coordonnée, complémentaire et dans le strict respect des mandats confiés par le Médiateur".

Par ailleurs, la Réunion de Haut niveau a invité les Parties à accélérer la mise en œuvre de bonne foi de leurs engagements respectifs et à privilégier des moyens pacifiques dans la gestion et le règlement du conflit dans l’Est de la RDC.

La Réunion a enfin réaffirmé son plein soutien au processus de Doha et exhorté les Parties à
"une reprise sans délai des pourparlers afin de conclure les négociations sur les six (6) protocoles restants"
tout en soulignant l'importance d'un suivi africain structuré de la mise en œuvre des accords et de l'évolution du processus de-paix.

Mise en œuvre rigoureuse méthodique

Le médiateur Faure Gnassingbé a appelé à l’occasion, ses pairs africains à
"passer des déclarations aux actes"
pour que les efforts pour la paix aient un impact réel sur les populations.
"La paix n’a de sens que si elle est vécue par les populations. Derrière nos cadres, nos textes et nos mécanismes, il y a des femmes, des hommes, et des enfants ; des communautés déplacées, privées de sécurité, de soins, d’école et de perspectives"
a-t-il dit, soutenant qu’elle ne se mesure pas non plus uniquement à la signature d’accords ni à la tenue de réunions. Mais à
"la sécurité retrouvée, à l’accès aux services essentiels et au retour progressif de la confiance dans la vie quotidienne".

Le Président du Conseil de la République togolaise a ensuite relevé l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse, méthodique et constante des actions orientées à cette réunion de Lomé vers des résultats concrets et durables en faveur de la paix en RDC et dans les grand Lacs.

"L’Afrique ne doit pas échouer dans sa mission de paix. L’enjeu est donc d’abord celui des conditions d’une paix durable en RDC et dans les Grands Lacs. Il est aussi celui de la maturité politique de l’action africaine face aux défis de sécurité et de stabilité du continent"
a soutenu Gnassingbé.
Pour rappel, la grave crise qui sévit dans l’Est de la RDC et dans le Grands Lacs, découle d’une guerre qui oppose depuis plusieurs années le gouvernement congolais au groupe rebelle M23,
"soutenu"
par le Rwanda, qui contrôle des zones étendues (Nord-Kivu, Sud-Kivu). Cette guerre a fait depuis 2021, plusieurs milliers de morts, de blessés et de déplacées. Le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 est toujours critiqué par la RDC qui l’accuse d'agression. Une accusation rejette toujours le Rwanda qui croit que c’est plutôt la RDC qui refuse de dialoguer avec le M23 pour parvenir à une solution politique à la crise.
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