
Le mouvement armé Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a annoncé avoir placé la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, "sous la responsabilité internationale", dans une lettre au Secrétaire général de l’ONU António Guterres.
"Force neutre"
Cette démarche intervient alors que l’accélération apparente du processus diplomatique conduit par Washington peine à produire des effets sur le terrain.
Malgré l’implication du président américain Donald Trump et l’entérinement récent des accords par le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, Kinshasa et Kigali continuent de s’accuser mutuellement de ne pas appliquer les engagements pris.
Diplomatie en échec
En parallèle, les discussions de Doha entre Kinshasa et l’AFC/M23, sous l’égide du Qatar, restent en suspens. Plusieurs mesures actées — communiqué conjoint, mécanisme de cessez-le-feu, déclaration de principes et accord-cadre — demeurent sans mise en œuvre, retardant l’examen des causes profondes du conflit, notamment la restauration de l’autorité de l’État et la réintégration des groupes armés.
Alors que les combats se poursuivent entre les forces gouvernementales et l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda selon l’ONU, des acteurs régionaux tentent de relancer la médiation.
À Luanda, le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a reçu la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Les échanges ont convergé sur la nécessité urgente d’un dialogue national inclusif réunissant l’ensemble des forces congolaises afin d’aboutir à une paix durable.











