
La dynamique démographique française a franchi un seuil historique en 2025. D’après le bilan annuel publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ce mardi, le nombre de décès a dépassé celui des naissances, faisant basculer le solde naturel dans le négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Au 1er janvier 2026, la population française est estimée à 69,1 millions d’habitants, en progression de 0,25 % sur un an. Cette augmentation ne repose toutefois plus sur la natalité, mais uniquement sur le solde migratoire, dans un contexte de recul durable des naissances et de hausse des décès.
Dans le même temps, 651 000 décès ont été enregistrés en 2025, en hausse de 1,5 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation est notamment liée à une épidémie de grippe hivernale particulièrement sévère en début d’année. Malgré ce contexte, l’espérance de vie progresse et s’établit à 85,9 ans pour les femmes et 80,3 ans pour les hommes.
22 % des habitants ont désormais 65 ans ou plus
Les données de l’Insee montrent par ailleurs une évolution contrastée des comportements familiaux. Le nombre de mariages repart à la hausse avec 251 000 unions célébrées en 2025, tandis que le nombre de pactes civils de solidarité reste quasi stable en 2024, à 197 000.
Ce bilan démographique met en lumière une transformation structurelle de la population française, marquée par la baisse prolongée de la fécondité et l’augmentation de la longévité, des tendances appelées à peser durablement sur les équilibres économiques et sociaux du pays.











