
Selon le renseignement américain, la Chine pourrait renforcer son soutien à l’Iran dans la guerre en cours, notamment via des livraisons potentielles de missiles portables. Ces informations, rapportées par le New York Times, restent non confirmées. Washington s’inquiète d’un possible changement de posture de Pékin, accusé aussi de fournir des matériaux à double usage. La Russie aurait partagé des données satellitaires avec Téhéran. Pékin dément toute implication. Ces tensions interviennent avant un sommet prévu entre Donald Trump et Xi Jinping.
Les agences de renseignement américaines estiment que la Chine pourrait accroître son implication dans la guerre en Iran, selon un rapport publié samedi par le New York Times, citant des responsables américains.
Selon ces informations, Pékin aurait récemment expédié des missiles portables de type MANPADS à l’Iran. Les autorités américaines précisent toutefois que ces éléments ne sont pas définitifs. Elles indiquent qu’aucune preuve ne confirme l’utilisation de ces armes sur le terrain.
Les évaluations du renseignement suggèrent également que la Chine autoriserait certaines entreprises à fournir à l’Iran des matériaux à double usage. Ces produits incluent des produits chimiques, du carburant et des composants pouvant soutenir une production militaire.
Washington inquiet, Pékin dément
Ces développements suscitent des inquiétudes à Washington. Ils pourraient signaler un changement dans l’approche prudente adoptée jusqu’ici par la Chine concernant la fourniture directe d’équipements militaires à Téhéran.
Le rapport souligne aussi l’existence de discussions internes en Chine sur l’éventualité de livraisons d’armes. Pékin considérerait désormais avoir un intérêt stratégique dans l’issue du conflit impliquant les États-Unis et Israël.
Par ailleurs, le renseignement américain affirme que la Russie aurait fourni à l’Iran des données satellitaires pour appuyer ses opérations de ciblage. Moscou éviterait toutefois toute livraison directe d’armement afin de prévenir une escalade avec Washington.
Ces tensions surviennent à l’approche d’un sommet prévu le mois prochain entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping. La rencontre avait été reportée en raison de la guerre en Iran.










