
Laurent Wauquiez, député du parti de droite Les Républicains (LR), Philippe Juvin, député LR et rapporteur de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, et Jean-Paul Mattei, député du MoDem, discutent lors d'une séance de débat sur le projet de loi de finances pour 2026 à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 15 janvier 2026.
L’activation de l’article 49.3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire adopter la partie recettes du budget de l’État pour 2026 a ravivé les tensions internes au sein du parti Les Républicains (LR), partagé entre refus de faire tomber l’exécutif et volonté d’assumer une opposition ferme.
Mercredi 21 janvier, le président du groupe Droite Républicaine à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a clairement exclu le soutien de son camp aux motions de censure déposées par les oppositions. Invoquant un contexte international jugé instable, il a estimé qu’
"il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement"
, actant ainsi une ligne de responsabilité face à l’urgence budgétaire.
Une position qui contraste avec celle défendue, un peu plus tôt dans la même journée, par le maire de Cannes et vice-président de LR, David Lisnard. Sur la radio généraliste RTL, ce dernier a appelé la droite à
"sortir de l’ambiguïté"
et à assumer pleinement son rôle d’opposition.
Constance
Constance
"Il faut censurer une politique que l’on combat. La vie est simple : il faut être cohérent"
, a-t-il martelé, dénonçant les
"incohérences"
stratégiques du parti.
David Lisnard a également interpellé le président de LR, Bruno Retailleau, l’exhortant à
"agir en patron"
. Selon lui, le parti devrait déposer sa propre motion de censure et proposer un contre-budget, afin d’incarner une alternative crédible au gouvernement.
"Je doute de la cohérence de LR"
, a-t-il ajouté, affirmant vouloir rester
"constant"
dans son opposition.
Ces divergences interviennent alors que Sébastien Lecornu a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement sur le volet recettes du budget 2026, reconnaissant un reniement de ses engagements initiaux. Exprimant son
"amertume"
, le Premier ministre français a justifié ce choix par la nécessité d’adopter rapidement un budget, notamment pour renforcer l’effort de défense et répondre à la crise agricole.
Entre soutien critique et opposition assumée, LR peine ainsi à définir une ligne claire. À l’approche des prochains débats budgétaires, cette hésitation stratégique pourrait fragiliser la lisibilité politique du parti, déjà confronté à une recomposition profonde de la droite parlementaire.
A lire également:
A lire également:
#Bruno Retailleau
#Article 49.3
#Censure
#France
#groupe Droite Républicaine
#Laurent Wauquiez










