
Le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X Yazigi, a déclaré jeudi, à l’occasion de la cérémonie de vœux du Nouvel An, que les chrétiens de Syrie rejetaient sans équivoque toute forme de "protection" venue de l’étranger.
Il a insisté sur le fait que sa communauté se considère avant tout comme des citoyens à part entière, alors que des propositions internationales évoquent récemment la sécurisation des minorités.
Dans un discours axé sur l’avenir du pays, Jean X Yazigi a tenu à préciser la position de l’Église orthodoxe face aux évolutions géopolitiques en cours. Il a affirmé que les chrétiens ne devaient pas être présentés comme une minorité fragile nécessitant une intervention extérieure, mais comme une composante essentielle et intégrée de l’État syrien.
Élu à la tête du patriarcat en décembre 2012, le chef religieux a souligné que les chrétiens demeurent des acteurs pleinement engagés dans la protection et la défense de la Syrie face aux défis actuels.
En réaction aux déclarations de Benjamin Netanyahu
Cette prise de position intervient dans un contexte diplomatique sensible. Lors d’une conférence de presse tenue lundi à Mar-a-Lago aux côtés du président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué la situation des minorités dans la région.
Netanyahu avait également évoqué la sécurisation des zones frontalières, invoquant la protection des populations druzes.
En réaffirmant le refus de toute tutelle extérieure et en soulignant la capacité des chrétiens à assumer leur sécurité dans le cadre de l’État syrien, les propos de Jean X Yazigi marquent une prise de distance claire avec ces appels venus de l’extérieur.









