
Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a averti qu’il pourrait quitter ses fonctions si le gouvernement de coalition qu’il dirige devenait incapable de prendre des décisions, dans un contexte de tensions croissantes au sein de l’alliance au pouvoir et de débats sur la politique énergétique et les relations avec la Russie, ont rapporté lundi les médias locaux.
Dans des entretiens accordés à des journaux francophones, cités par la chaîne publique flamande VRT NWS, De Wever a affirmé qu’il ne resterait pas en poste si le gouvernement se retrouvait paralysé.
Cet avertissement intervient alors qu’un nouveau sondage réalisé par le quotidien flamand Het Laatste Nieuws et la chaîne VTM montre que l’Alliance néo-flamande (N-VA), le parti nationaliste de De Wever, demeure la première formation politique en Flandre comme à l’échelle nationale, tandis que plusieurs partis francophones de la coalition ont vu leur soutien reculer.
De Wever a reconnu la fragilité politique de la coalition, soulignant que sa stabilité dépend en partie de la force électorale de ses partenaires francophones.
"Nous continuerons à faire du surplace"
Dans le même temps, il a mis en garde contre tout blocage politique au sein du gouvernement.
"La Russie refuse la présence européenne "
Ses propos ont suscité des critiques au sein même de son gouvernement. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a mis en garde contre toute discussion sur une normalisation avec Moscou alors que la guerre se poursuit.











