
Sept pays européens ont condamné lundi une législation israélienne prévoyant notamment la coupure de l’eau, de l’électricité et des moyens de communication des installations gérées par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
Dans une déclaration conjointe, l’Islande, l’Irlande, le Luxembourg, Malte, la Norvège, la Slovénie et l’Espagne ont estimé que de telles mesures portent atteinte au mandat des Nations unies, enfreignent le droit international et vont à l’encontre des conclusions de la Cour internationale de justice, tout en entraînant de graves conséquences humanitaires pour la population civile palestinienne et les réfugiés.
Les signataires ont exhorté Israël à garantir que les organisations non gouvernementales internationales reconnues puissent continuer à opérer à Gaza et à mettre un terme à toute procédure de radiation.
Ils ont rappelé que l’action des Nations unies, en particulier celle de l’UNRWA, aux côtés d’autres agences humanitaires et ONG, demeure indispensable pour faire face à la situation humanitaire catastrophique dans l’enclave.
Elle insiste enfin sur le caractère impératif du respect des privilèges et immunités des Nations unies et du droit humanitaire international.
La semaine dernière, le Parlement israélien a adopté des amendements à la loi visant à mettre fin aux activités de l’UNRWA, empêchant notamment l’approvisionnement en eau et en électricité de ses installations.
Le 29 septembre 2025, le président américain Donald Trump avait annoncé un plan en vingt points destiné à mettre fin à la guerre à Gaza. Celui-ci prévoyait notamment un cessez-le-feu, la libération des captifs israéliens, le désarmement du Hamas, le retrait israélien de l’enclave, la mise en place d’une administration technocratique et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
La première phase de cet accord est entrée en vigueur le 10 octobre 2025, mais Israël aurait continué d’en violer certaines dispositions et retardé le passage à la deuxième phase.
Le cessez-le-feu a mis un terme à une guerre de deux ans ayant coûté la vie à près de 71 400 Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants, blessé plus de 171 200 personnes et laissé la bande de Gaza largement détruite.









