L’Iran réaffirme son engagement envers le Traité de non-prolifération nucléaire

La rédaction avec
11:3524/02/2026, mardi
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Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazeem Gharibabadi, s'adresse à l'auditoire lors du débat annuel de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur le désarmement à Genève, le 23 février 2026.
Crédit Photo : Fabrice COFFRINI / AFP
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazeem Gharibabadi, s'adresse à l'auditoire lors du débat annuel de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur le désarmement à Genève, le 23 février 2026.

Lundi, l’Iran a réaffirmé son attachement aux engagements pris dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qu’il considère comme le fondement du régime mondial de non-prolifération et de désarmement.

Lors du Forum sur le désarmement organisé à Genève, le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a soutenu que le droit de l’Iran à développer l’énergie nucléaire à des fins civiles est intrinsèque, non négociable et reconnu par la communauté internationale. Selon lui, ce droit ne saurait être conditionné à une suspension préalable dans le cadre de pourparlers.

Alors que des discussions entre l’Iran et les États-Unis doivent reprendre jeudi à Genève en vue d’un éventuel accord, sur fond de tensions croissantes dans la région, le diplomate a assuré que Téhéran ne détient pas d’armes nucléaires, n’a jamais cherché à s’en doter et n’envisage pas de le faire.

Il a appelé à un désarmement global et à une application équitable du TNP, estimant que l’arsenal nucléaire israélien constitue le principal frein à l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.

Kazem Gharibabadi a également plaidé pour un multilatéralisme effectif, un désarmement concret et un respect sans condition du droit international. Il a mis en garde contre la persistance des armes nucléaires, qu’il a qualifiées de menace majeure pour l’humanité, dénonçant la place qu’elles occupent encore dans certaines doctrines de sécurité nationales.

Évoquant la médiation d’Oman dans les échanges indirects entre Téhéran et Washington, il a décrit cette initiative comme une occasion de résoudre les différends par la voie diplomatique. Toute négociation durable, a-t-il souligné, doit reposer sur le respect mutuel, l’égalité de traitement et l’application impartiale des normes internationales.

Le vice-ministre a enfin affirmé que l’Iran restait engagé en faveur de la diplomatie, tout en se disant prêt à défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale, y compris en exerçant son droit à la légitime défense conformément à la Charte des Nations unies.

Ces déclarations interviennent alors que les tensions persistent entre l’Iran et les États-Unis au sujet du programme nucléaire iranien. L’émissaire américain, Steve Witkoff, a récemment affirmé que le matériel nucléaire iranien de qualité militaire pourrait devenir opérationnel en l’espace de quelques semaines.

De son côté, Téhéran maintient que son programme nucléaire poursuit exclusivement des objectifs civils, notamment la production d’électricité.


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