Crédit Photo : THIBAUD MORITZ / POOL / AFP
Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nunez, répond aux questions des journalistes lors de sa visite à Marseille, dans le sud de la France, le 13 février 2026.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré vendredi qu’il ne demanderait pas l’interdiction de la marche prévue samedi à Lyon en hommage à Quentin Deranque.
"Je ne peux interdire une manifestation que quand il y a des risques majeurs de troubles à l’ordre public, et que je ne suis pas en mesure de les contenir"
, a-t-il affirmé sur RTL, radio nationale française.
La marche, longue de 1,4 kilomètre, sera
"encadrée pour éviter tout débordement"
grâce à un
"dispositif policier important"
, a-t-il ajouté.
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, avait appelé jeudi la préfecture à ne pas autoriser l’événement, évoquant des
"risques avérés de troubles à l’ordre public".
Selon une source policière citée par la chaîne d’information en continu française BFMTV, entre 2.000 et 3.000 personnes sont attendues samedi.
Présence d'individus violents
Des militants d’ultradroite venus de différentes régions de France pourraient y participer.
La marche a été déclarée en préfecture par Aliette Espieux, militante anti-avortement présentée comme proche du militant tué. Les appels à participer à l’hommage circulent
dans les
"sphères d’extrême droite"
, a indiqué une source sécuritaire à la même source, estimant que cette dynamique pourrait entraîner la présence d’individus susceptibles d’adopter des comportements violents.
Plusieurs organisations, dont l’Action Française, Audace Lyon, Allobroges Bourgoin, Héritage Lyon, Esprit de corps et Nemesis, ont annoncé leur participation.
La présence annoncée d’Yvan Benedetti, ancien dirigeant d’un groupuscule pétainiste, est également mentionnée comme un point d’attention.
Par ailleurs, six suspects ont été mis en examen jeudi pour
et un septième pour
"complicité de meurtre par instigation".
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