
Au début du Ramadan, des colons israéliens ont mené une nouvelle incursion dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est occupée, sous la protection des forces israéliennes. Des témoins évoquent des chants et des danses jugés provocants par des fidèles palestiniens. La mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, reste un point de tension majeur. Chaque année, la période du Ramadan ravive les inquiétudes autour du respect du statu quo historique et du risque d’escalade à Jérusalem.
À l’arrivée du mois béni du Ramadan, des colons israéliens ont effectué une nouvelle incursion dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est occupée. Les faits se sont produits sous la protection des forces israéliennes.
Selon des témoins sur place, des groupes de colons ont pénétré dans les cours de la mosquée en chantant et en dansant. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des scènes jugées provocantes par des fidèles palestiniens présents dans l’enceinte.
La mosquée Al-Aqsa constitue l’un des lieux les plus sensibles de Jérusalem. Elle est située dans l’enceinte appelée Al-Haram al-Sharif par les musulmans, et Mont du Temple par les juifs. Chaque année, la période du Ramadan accroît les tensions autour du site, en raison de l’affluence des fidèles et des restrictions imposées par les autorités israéliennes.
Un climat de tension accru pendant le Ramadan
Le Ramadan représente un moment de forte mobilisation religieuse pour les musulmans palestiniens. Des milliers de fidèles se rendent quotidiennement à la mosquée Al-Aqsa pour les prières, notamment la prière du tarawih.
Ces incursions répétées de colons dans l’enceinte de la mosquée sont régulièrement dénoncées par les autorités palestiniennes. Elles estiment qu’il s’agit de provocations visant à modifier le statu quo historique du site.
De son côté, la police israélienne affirme encadrer les visites autorisées sur l’esplanade, qu’elle considère comme un site accessible aux différentes confessions sous certaines conditions de sécurité.
La situation à Jérusalem-Est demeure particulièrement sensible depuis le début de la guerre à Gaza. Les autorités palestiniennes redoutent une escalade des tensions en Cisjordanie occupée et à Jérusalem, notamment durant le mois sacré.










