
Israël a décidé mercredi de restreindre l’accès aux prières du vendredi sur l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est, durant le mois sacré du ramadan. Seuls 10 000 Palestiniens originaires de Cisjordanie pourront y participer chaque vendredi, à condition d’obtenir un permis préalable.
Dans un communiqué, l’agence militaire israélienne COGAT a indiqué que ces mesures ont été validées par les autorités politiques à l’issue d’une évaluation sécuritaire.
Comme chaque année à l’approche du ramadan, Israël renforce ses mesures de sécurité à Jérusalem-Est et annonce un durcissement des restrictions imposées aux fidèles palestiniens souhaitant accéder à Al-Aqsa.
Parallèlement, des colons israéliens illégaux ont annoncé leur intention de poursuivre leurs incursions quotidiennes sur l’esplanade pendant le ramadan, selon des publications diffusées sur les réseaux sociaux. Ces entrées seraient organisées cinq heures par jour, sauf les vendredis et samedis, de 6h30 à 11h30, avec une suspension après la prière de midi et durant les dix derniers jours du mois sacré.
Ces incursions de colons, autorisées par la police israélienne depuis 2003 malgré l’opposition répétée du Waqf islamique de Jérusalem, se poursuivent alors qu’Israël a relevé son niveau d’alerte sécuritaire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Selon des organisations palestiniennes de défense des droits humains, les autorités israéliennes ont également intensifié les arrestations et les ordres d’expulsion à Jérusalem-Est ces dernières semaines, en amont du ramadan.
Lieu saint majeur de l’islam, Al-Aqsa est également revendiqué par les juifs sous le nom de mont du Temple. Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État, en s’appuyant sur des résolutions internationales qui ne reconnaissent ni l’occupation israélienne de 1967 ni l’annexion de 1980.
Depuis le début de la guerre à Gaza le 8 octobre 2023, les opérations israéliennes se sont intensifiées dans l’ensemble de la Cisjordanie, y compris à Jérusalem, marquées par des violences, des démolitions de maisons, des déplacements forcés et l’expansion des colonies.









