L’Union européenne prolonge d’un an l’embargo sur les armes visant le Zimbabwe

La rédaction avec
12:5618/02/2026, mercredi
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Le 15 février 2011, le Conseil a adopté des mesures restrictives en raison de la situation au Zimbabwe, lesquelles ont ensuite été renouvelées et ajustées au fil des années.
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Le 15 février 2011, le Conseil a adopté des mesures restrictives en raison de la situation au Zimbabwe, lesquelles ont ensuite été renouvelées et ajustées au fil des années.

L’Union européenne a prolongé d’un an son embargo sur les armes visant le Zimbabwe, jusqu’au 20 février 2027.

Cette décision fait suite à l’examen annuel des sanctions imposées à ce pays d’Afrique australe, a indiqué le Conseil de l'Union européenne dans un communiqué publié mardi.

Le Conseil a toutefois levé toutes les dispositions restantes relatives aux interdictions de voyage et au gel des avoirs visant des personnes et entités. Cette décision intervient après le retrait, en 2025, de Zimbabwe Defence Industries, qui était la dernière entité encore inscrite sur la liste.
"L’UE reste engagée de manière constructive avec le Zimbabwe et se réjouit d’approfondir les relations bilatérales dans un large éventail de domaines d’intérêt mutuel, notamment le commerce et l’investissement"
, indique le communiqué, ajoutant que l’efficacité des mesures sera surveillée à la lumière de toute évolution future.

"Régime de terreur"

Le 15 février 2011, le Conseil a adopté des mesures restrictives en raison de la situation au Zimbabwe, lesquelles ont ensuite été renouvelées et ajustées au fil des années.

"Cette décision a remplacé le cadre juridique des mesures déjà en place depuis le 18 février 2002. La décision et le règlement du Conseil adoptés aujourd’hui reflètent la volonté de maintenir et de prolonger l’embargo sur les armes existant en raison de la situation au Zimbabwe"
, précise le texte.
Le Conseil avait initialement imposé des sanctions et un embargo sur les armes au Zimbabwe en février 2002 en raison de violations graves et systématiques des droits de l’homme, notamment des violences politiques et un
"régime de terreur"
ayant entraîné des morts et des déplacements.

Parmi les autres motifs figuraient les préoccupations concernant l’escalade des violences et des intimidations à l’encontre des opposants politiques, en particulier à l’approche de l’élection présidentielle de 2002, les atteintes présumées du gouvernement aux libertés d’opinion, d’association et de réunion pacifique, ainsi que l’expulsion du chef de la mission d’observation électorale de l’UE à la mi-février 2002.


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