
Le Pakistan a lancé une nouvelle route commerciale via l’Iran, une évolution que des experts associent à l’amélioration des relations bilatérales, alors qu’Islamabad joue un rôle de médiateur dans le cessez-le-feu ayant contribué à l’arrêt des hostilités au Moyen-Orient.
Dans le cadre de cet accord, les marchandises en provenance du Pakistan transiteront par le port de Gwadar — intégré au corridor économique Chine–Pakistan (CPEC) — avant de traverser l’Iran pour atteindre les États d’Asie centrale.
Il a également souligné que les efforts diplomatiques du Pakistan pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient ont contribué à réduire les tensions entre les deux pays.
Le Pakistan, puissance nucléaire, aux côtés de la Türkiye, de la Chine, de l’Arabie saoudite et de l’Égypte, a contribué à la mise en place d’un cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran la semaine dernière, 39 jours après les frappes américano-israéliennes contre l’Iran en février.
Islamabad a également accueilli des pourparlers rares entre les États-Unis et l’Iran samedi, qui se sont terminés sans accord, mais avec des avancées sur plusieurs points, à l’exception du dossier nucléaire iranien.
Un enjeu stratégique pour la Chine
Selon l’expert, la Chine constitue également un facteur clé dans cette dynamique.
Dans ce contexte, l’Inde, voisine et rivale du Pakistan, est exclue du nouveau corridor de transit Pakistan–Iran.
Le précédent du port de Chabahar
Ce projet, financé en partie par l’Inde, visait à contourner le Pakistan et à faciliter l’accès à l’Afghanistan et à l’Asie centrale.
De son côté, le Pakistan a profité du rééquilibrage des flux commerciaux régionaux.
Les échanges commerciaux du Pakistan avec l’Asie centrale, y compris l’Afghanistan, ont atteint 2,41 milliards de dollars en 2025, contre 1,92 milliard en 2024, avec des exportations de 1,77 milliard et des importations de 641 millions.











