
Le premier vol commercial depuis la capitale du Yémen contrôlée par les Houthis vers l'Arabie saoudite a décollé samedi, transportant pour la première fois depuis 2016 des pèlerins pour le hajj, dernier signe d'apaisement des tensions après des années de guerre.
Un avion de Yemenia Airways transportant 277 voyageurs est parti vers 20H00 (17H00 GMT), a indiqué un responsable à l'AFP, sept ans après le blocus de l'aéroport international de Sanaa par la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite qui combat les rebelles Houthis soutenus par l'Iran.
Cette coalition contrôle tout l'espace aérien et maritime du Yémen, y compris les zones tenues par les rebelles.
Deux autres vols sont prévus lundi et mardi, selon des responsables.
Le ministre des Travaux publics des Houthis, Ghaleb Mutlaq, a estimé qu'environ 200 vols seraient nécessaires pour les 24.000 personnes qui souhaitent faire le pèlerinage, selon lui.
Espoirs de paix
Des centaines de milliers de personnes sont mortes dans les combats ou de causes indirectes telles que le manque de nourriture ou d'eau dans ce que les Nations Unies appellent l'une des plus grandes crises humanitaires au monde.
Mais malgré les bombardements de la coalition et les combats au sol, les Houthis, qui ont pris le contrôle de Sanaa en 2014 chassant le gouvernement internationalement reconnu, règnent sur de vastes pans du pays.
Ces derniers mois, des initiatives diplomatiques ont suscité des espoirs de paix au Yémen, le plus pauvre de la péninsule arabique, notamment après la réconciliation entre l'Iran et l'Arabie saoudite, mettant fin à sept ans de rivalité au Moyen-Orient.
Depuis le dégel amorcé en mars, Ryad a renoué avec la Syrie, alliée de Téhéran, et a intensifié ses efforts de paix au Yémen.
Près de 900 prisonniers des deux camps avaient par ailleurs été libérés en avril dans le cadre d'un accord conclu entre les belligérants en Suisse.










