
Le leader de l'opposition tanzanienne, Tundu Lissu, a été formellement inculpé de trahison jeudi, après son arrestation à la suite d'un rassemblement politique dans la région de Ruvuma, dans le sud-ouest du pays.
Cette accusation, qui peut entraîner la peine de mort, fait suite à des déclarations jugées incitatives à la rébellion et à la perturbation des élections générales prévues pour octobre.
Il ne lui a pas été permis de plaider sur l'accusation de trahison, qui est traitée par un tribunal supérieur.
Toutefois, il a plaidé non coupable d'une autre accusation, celle de publication d'informations fausses.
L'avocat de Lissu, Rugemeleza Nshala, a qualifié les accusations de motivation purement politique.
Le gouvernement a rejeté ces allégations, affirmant que les charges sont fondées uniquement sur des motifs juridiques.
Lissu a survécu à une tentative d'assassinat en 2017, lorsqu'il a été abattu à plusieurs reprises par des assaillants inconnus.
Le Chadema continue de revendiquer des réformes électorales majeures, notamment la création d'une commission électorale indépendante.
Le parti a averti qu'il pourrait boycotter les élections si ces réformes ne sont pas mises en place.
Cette affaire de trahison survient alors qu'une tension politique croissante est observée en Tanzanie, certains observateurs avertissant qu'elle pourrait aggraver la situation démocratique du pays à l'approche d'un vote crucial.










