Le Venezuela propose une réforme pétrolière pour permettre des investissements américains

La rédaction avec
12:2716/01/2026, vendredi
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La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, montre un document lors d'un discours présidentiel devant le Parlement à l'Assemblée nationale à Caracas, le 15 janvier 2026.
Crédit Photo : FEDERICO PARRA / AFP
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, montre un document lors d'un discours présidentiel devant le Parlement à l'Assemblée nationale à Caracas, le 15 janvier 2026.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a soumis jeudi au Congrès une proposition visant à réformer la loi sur les hydrocarbures.

Rodriguez a indiqué que le projet de loi proposé vise à intégrer les modèles de production flexibles prévus par la loi dite "anti-blocus" dans la Loi organique permanente sur les hydrocarbures.


L’objectif, a-t-elle précisé, est d’offrir une sécurité juridique aux flux d’investissements vers des champs pétroliers inexploités, des territoires qui n’ont historiquement connu aucun développement et qui manquent actuellement d’infrastructures industrielles.


Depuis des décennies, la législation vénézuélienne impose que l’entreprise publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) détienne une participation majoritaire dans toute coentreprise avec des partenaires internationaux.


Premier achat américain de brut vénézuélien


Cette initiative en faveur d’un nouveau cadre juridique intervient à un moment critique, alors que des investisseurs américains plaident pour un accès moins restrictif au secteur énergétique du Venezuela à la suite du récent changement de direction.


Dans un développement majeur pour l’économie régionale, les États-Unis ont confirmé l’achèvement de leur premier achat de pétrole brut vénézuélien sous la nouvelle administration, pour une valeur de 500 millions de dollars.

Cette transaction s’inscrit dans un accord énergétique plus large de 2 milliards de dollars finalisé entre Caracas et Washington plus tôt ce mois-ci.


"Blocus naval"


Rodriguez, qui a prêté serment le 5 janvier après l’éviction de Nicolas Maduro, a également évoqué la possibilité d’une mission diplomatique à Washington. Elle a assuré les parlementaires que, si elle devait se rendre aux États-Unis, elle représenterait le peuple vénézuélien
"debout"
et avec une dignité souveraine.

Elle a dénoncé les États-Unis pour continuer à limiter les opportunités du Venezuela sur les marchés internationaux, imputant un "blocus naval" à l’asphyxie de l’économie nationale.

Ce blocus, instauré par les États-Unis en septembre, a finalement conduit à la capture de Maduro et de son épouse le 3 janvier lors d’une opération militaire américaine.


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