
À la veille de son quart de finale de la CAN 2025 contre l’Algérie, le Nigeria menace de boycotter la rencontre en raison de primes impayées. Les Super Eagles refusent de s’entraîner et de voyager tant que la NFF n’aura pas régularisé la situation. Cette crise contraste avec le parcours sportif impressionnant du Nigeria dans le tournoi. Elle s’inscrit dans une longue série de conflits financiers touchant le football africain, malgré des dotations importantes versées par la CAF.
Les Super Eagles du Nigeria refusent de s’entraîner et menacent de ne pas se rendre à Marrakech tant que la Fédération n’aura pas réglé leurs primes. Cette crise survient à la veille d’un quart de finale décisif contre l’Algérie.
Une menace de boycott à 48 heures du choc Nigeria-Algérie
Ces rencontres concernent les succès contre la Tanzanie, la Tunisie, l’Ouganda et le Mozambique. Basés à Fès, les Super Eagles ont clairement indiqué qu’ils refuseraient de s’entraîner et de voyager vers Marrakech si la situation n’était pas réglée rapidement. Cette décision place une pression maximale sur la Fédération Nigériane de Football (NFF).
Un parcours sportif parfait parasité par un conflit financier
Sur le plan sportif, le Nigeria réalise pourtant un parcours remarquable. Les hommes d’Eric Chelle ont terminé premiers du groupe C avec trois victoires consécutives. Ils ont ensuite largement dominé le Mozambique en huitièmes de finale, avec un succès net 4-0.
Ademola Lookman et Victor Osimhen, auteurs de trois buts chacun, figurent parmi les meilleurs buteurs de la CAN 2025. Cette dynamique positive est désormais menacée par un différend financier qui pourrait compromettre les ambitions nigérianes dans la compétition.
La NFF évoque des retards bancaires
Face à la polémique, la NFF a tenté de calmer la situation. La fédération explique que les primes sont en cours de traitement par la Banque centrale du Nigeria. Les fonds auraient été libérés afin d’être versés directement sur les comptes bancaires des joueurs et des officiels.
Un responsable de la fédération, cité par le journaliste Tobi Adepoju, assure que tous les bonus en attente seront payés dès la finalisation du processus bancaire. Reste à savoir si ces garanties suffiront à convaincre les joueurs de reprendre l’entraînement.
Un problème récurrent du football nigérian
Cette crise n’est pas une première pour le Nigeria. En novembre 2025, lors des barrages de la Coupe du monde 2026 contre le Gabon et la RD Congo, les joueurs avaient déjà refusé de s’entraîner pour des raisons similaires. Le conflit avait alors été réglé en 24 heures.
Ces épisodes répétés mettent en lumière des dysfonctionnements structurels persistants au sein de la gestion financière du football nigérian.
Crises de primes: un mal répandu dans le football africain
Les conflits liés aux primes ne concernent pas uniquement le Nigeria. De nombreuses sélections africaines ont connu des situations similaires lors de grandes compétitions internationales.
Des dotations élevées mais des tensions persistantes
La CAN 2025 propose pourtant des récompenses financières importantes. La CAF distribue un total de 32 millions de dollars, avec une prime pouvant atteindre 11,6 millions de dollars pour le vainqueur final.
Ce paradoxe interroge. Malgré ces montants, plusieurs fédérations peinent à honorer leurs engagements, provoquant des crises répétées qui nuisent à l’image du football africain.
Un quart de finale sous haute tension
Si la crise actuelle persiste côté nigérian, les Super Eagles pourraient voir leurs chances de qualification sérieusement compromises. Treize ans après leur dernier sacre continental, leur rêve de titre pourrait s’effondrer loin du terrain.
Le match Nigeria-Algérie dira si cette crise aura été résolue ou si elle laissera des traces durables.










