France: Procès d’Elias d’Imzalène reporté à septembre 2026

La rédaction
18:069/01/2026, Cuma
Yeni Şafak

Le procès en appel d’Elias d’Imzalène n’a pas pu aller à son terme devant la Cour d’appel de Paris. Après deux après-midi d’audience, la juridiction a décidé de renvoyer l’examen de l’affaire au 8 septembre 2026. En cause, la longueur des plaidoiries des parties civiles et la multiplication d’accusations controversées autour du mot "intifada". À l’issue des audiences, Elias d’Imzalène s’est confié à Nouvelle Aube. Il dénonce une instrumentalisation politique et judiciaire destinée à créer un précédent liberticide.

Deux après-midi d’audience, mercredi et jeudi, n’ont pas suffi à la Cour d’appel de Paris. Les cinq parties civiles, représentées par dix avocats, ont monopolisé la parole.

Elles ont longuement développé leurs accusations avant même l’ouverture des plaidoiries de la défense.


Elias d’Imzalène
est poursuivi pour avoir, selon l’accusation,
"appelé à une intifada"
lors d’un rassemblement parisien en 2024. Les parties civiles ont assimilé ce terme à une incitation automatique à la violence et à l’antisémitisme.

Une criminalisation du mot "intifada" dénoncée


Les représentants pro-israéliens ont passé plusieurs heures à tenter d’établir un lien mécanique entre
"intifada"
et violence. Ils ont soutenu que ce mot serait intrinsèquement violent, car associé à la première intifada palestinienne de 1987.

Or, cette période a surtout été marquée par une répression massive de l’armée israélienne. Des images d’enfants palestiniens affrontant des chars avec des pierres avaient alors fait le tour du monde. Les adultes privilégiaient largement la désobéissance civile.


Cette réalité historique a été rappelée par la défense, sans jamais être sérieusement contredite.


Dérapages et accusations outrancières à l’audience


Malgré l’absence de violences consécutives aux prises de parole d’Elias d’Imzalène, celui-ci s’est vu attribuer une responsabilité globale et absurde. Il a même été accusé de porter la responsabilité de
"tous les malheurs des juifs".

Un moment a particulièrement choqué la salle. Me Weil-Reynal, d’Avocats Sans Frontières, a établi un rapprochement avec un
"viol commis à Pantin".
Cette déclaration a provoqué une vive indignation dans le public.

Jeudi à 17 heures, les juges ont décidé de suspendre les débats. Le procès reprendra le 8 septembre 2026. Ce report interroge. Il intervient alors que les contradictions des parties civiles ont été largement exposées.


Selon plusieurs observateurs, cette décision pourrait aussi permettre au parquet de préserver une stratégie politique. L’objectif serait de créer un précédent judiciaire visant à interdire l’usage du mot
"intifada"
dans l’espace public.

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