Le président centrafricain Touadera remporte un troisième mandat

La rédaction avec
12:056/01/2026, Salı
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Le président de la République centrafricaine et candidat à la présidence pour le Mouvement des cœurs unis (MCU), Faustin Archange Touadera, vote dans un bureau de vote à Bangui le 28 décembre 2025, lors de l'élection présidentielle en République centrafricaine.
Crédit Photo : ANNELA NIAMOLO / AFP
Le président de la République centrafricaine et candidat à la présidence pour le Mouvement des cœurs unis (MCU), Faustin Archange Touadera, vote dans un bureau de vote à Bangui le 28 décembre 2025, lors de l'élection présidentielle en République centrafricaine.

Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a remporté un troisième mandat, selon les résultats provisoires publiés lundi par l’Autorité nationale des élections.

Touadéra a obtenu 76,15 % des suffrages lors du scrutin organisé le mois dernier, selon ces résultats.

Élu pour la première fois en 2016, il avait été réélu en 2020 dès le premier tour avec 53,16 % des voix.


Le référendum constitutionnel de 2023 a supprimé la limitation du nombre de mandats et porté la durée du mandat présidentiel à sept ans, permettant ainsi à Touadéra de briguer un troisième mandat.


Âgé de 68 ans, l’ancien professeur de mathématiques a axé sa campagne sur les progrès sécuritaires, attribuant la reconquête de territoires aux rebelles et la signature récente d’accords de paix à ses alliances avec des contractants de sécurité russes issus de la restructuration du groupe Wagner, ainsi qu’avec les troupes rwandaises.


Ces partenariats ont renforcé l’influence de Moscou dans ce pays riche en ressources minières, la Russie ayant obtenu un accès à l’or, aux diamants, au lithium et à l’uranium.


"Restrictions"


La journée de vote s’est déroulée dans le calme dans l’ensemble, selon des observateurs internationaux, notamment l’Union africaine et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), malgré une insécurité persistante dans certaines régions de l’est du pays.


Toutefois, la principale coalition d’opposition, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), a boycotté le scrutin, le qualifiant d’inéquitable.


Les candidats de l’opposition ayant participé à l’élection, dont l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé et l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont accusé les autorités d’avoir imposé des restrictions à la campagne, notamment en empêchant les déplacements en province.

La Cour constitutionnelle dispose d’un délai jusqu’au 20 janvier pour valider les résultats ou statuer sur d’éventuels recours. Des voix de l’opposition ont évoqué des soupçons de fraude, bien qu’aucun trouble majeur postélectoral n’ait été signalé à ce stade.


Le nouveau mandat de Touadéra consolide son pouvoir dans l’un des pays les plus pauvres du monde, tout en ravivant les inquiétudes concernant le recul démocratique et l’influence étrangère dans un contexte de paix fragile.


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