
Le président de Médecins du Monde, Jean-François Corty, a dénoncé sur franceinfo un "processus de délégitimation" des ONG par Israël. Il affirme que cette dynamique s’est accélérée avec la mort de près de 300 humanitaires en deux ans et des restrictions croissantes à l’aide. Depuis le 1er janvier, 37 ONG ont été suspendues à Gaza et en Cisjordanie, dont Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde. Les organisations dénoncent des critères sécuritaires arbitraires qui compliquent l’action humanitaire et journalistique dans un contexte de crise aiguë.
Le président de Médecins du Monde (MDM), Jean-François Corty, a dénoncé sur franceinfo un "processus de délégitimation" visant les organisations non gouvernementales opérant dans les territoires palestiniens. Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans la durée et s’est intensifiée au fil des deux dernières années.
Jean-François Corty affirme que ce processus a débuté avec la mort de près de 300 humanitaires en deux ans. Parmi les victimes figurent des membres de l’UNRWA, de Médecins Sans Frontières (MSF) et de Médecins du Monde. Il estime que ces pertes humaines traduisent un environnement de plus en plus hostile au travail humanitaire.
Des entraves croissantes à l’aide humanitaire
Sur franceinfo, le président de MDM a également accusé Israël d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire. Il évoque des restrictions répétées qui compliquent l’acheminement des secours vers les populations civiles. Selon lui, ces obstacles ont des conséquences directes sur l’accès aux soins, à l’eau et à la nourriture dans un territoire déjà frappé par une crise humanitaire sévère.
Jean-François Corty souligne aussi la mise en place d’un cadre juridique de plus en plus contraignant. Ce cadre rendrait le travail des humanitaires et des journalistes toujours plus difficile. Il estime que ces mesures participent à une remise en cause globale de la légitimité des ONG présentes sur le terrain.
Suspension de 37 ONG à Gaza et en Cisjordanie
Depuis le 1er janvier, Israël a suspendu les activités de 37 ONG à Gaza et en Cisjordanie. Parmi elles figurent des organisations médicales majeures, dont MSF et Médecins du Monde. Ces suspensions s’appuient sur de nouveaux critères sécuritaires imposés par les autorités israéliennes.
Les ONG concernées dénoncent des règles qu’elles jugent arbitraires. Elles alertent sur les risques d’une aggravation rapide de la situation humanitaire. Selon elles, ces décisions réduisent la capacité de réponse face aux besoins médicaux urgents et aux pénuries croissantes.
Une crise humanitaire déjà critique
Les organisations humanitaires rappellent que Gaza traverse une crise humanitaire majeure. Les infrastructures de santé sont sous pression et les besoins de la population ne cessent d’augmenter. Dans ce contexte, toute restriction supplémentaire est perçue comme un facteur de détérioration rapide des conditions de vie.
Médecins du Monde et d’autres ONG estiment que la suspension de leurs activités limite l’accès aux soins pour des milliers de civils. Elles appellent à un assouplissement des règles et à la protection du travail humanitaire et journalistique, conformément au droit international.









