Corée du Sud: interdiction de sortie pour 3 suspects

16:3723/01/2026, Cuma
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Trois suspects sont interdits de quitter la Corée du Sud dans une enquête sur des vols de drones présumés vers la Corée du Nord.
Crédit Photo : X /
Trois suspects sont interdits de quitter la Corée du Sud dans une enquête sur des vols de drones présumés vers la Corée du Nord.

Des enquêteurs sud-coréens ont imposé une interdiction de sortie du territoire à trois suspects pour leur implication présumée dans des vols de drones à destination de la Corée du Nord.

Les suspects sont accusés d’avoir fait voler des drones vers la Corée du Nord depuis le comté de Ganghwa, à l’ouest de Séoul, en septembre 2025 et en janvier dernier.

Parmi les personnes mises en cause figure un étudiant diplômé, identifié par le nom de famille Oh, âgé d’une trentaine d’années, qui affirme avoir piloté les drones. Un autre suspect, surnommé Jang, est soupçonné de les avoir construits.


Un troisième individu, également mis en cause, aurait travaillé dans une entreprise de fabrication de drones fondée par les deux premiers suspects.

Une enquête conjointe, menée par la police et des enquêteurs militaires, a été lancée la semaine dernière après que la Corée du Nord a accusé la Corée du Sud d’avoir violé sa souveraineté par des incursions de drones en septembre et le 4 janvier.


L’armée sud-coréenne a nié toute implication, affirmant qu’elle n’exploite pas les modèles de drones concernés.


L’enquête a été intensifiée après que Oh a déclaré avoir envoyé des drones vers la Corée du Nord aux dates mentionnées par Pyongyang, lors d’une interview diffusée vendredi dernier.

Les enquêteurs ont élargi leurs investigations après avoir révélé que Oh et Jang avaient travaillé au bureau présidentiel sous l’ancien président destitué Yoon Suk Yeol.


La semaine dernière, Yoon a été condamné à cinq ans de prison pour avoir entravé une tentative des enquêteurs de l’arrêter l’an dernier. Il s’agit de sa première condamnation parmi huit affaires en cours, dont des accusations selon lesquelles il aurait dirigé une insurrection à travers la déclaration de la loi martiale en décembre 2024.

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