Média: L'Égypte refuse de nommer un nouvel ambassadeur en Israël sur fond de tensions liées à la guerre de Gaza

La rédaction avec
11:0214/05/2025, Çarşamba
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Un garçon se tient près d'un bus à l'intérieur d'un cratère après une frappe israélienne à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 mai 2025.
Crédit Photo : Eyad BABA / AFP
Un garçon se tient près d'un bus à l'intérieur d'un cratère après une frappe israélienne à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 mai 2025.

L’Égypte a décidé de ne pas désigner de nouvel ambassadeur en Israël et retarde l’agrément du diplomate israélien nommé au Caire, dans un contexte de tensions accrues liées à la guerre en cours dans la bande de Gaza, a rapporté mardi un média israélien.

D’après le journal Yedioth Ahronoth, qui cite une source au sein du ministère égyptien des Affaires étrangères, cette décision est motivée par la reprise des attaques israéliennes sur Gaza. Le poste d’ambassadeur d’Égypte en Israël est vacant depuis le départ de Khaled Azmi, dont le mandat s’est achevé il y a un an après une prolongation de service.


Concernant la représentation israélienne au Caire, l’Égypte n’a pas officiellement rejeté la nomination d’Ori Rotman comme nouvel ambassadeur, mais retarde son accréditation. Cinq mois après sa nomination, Rotman est toujours en Israël et n’a pas rejoint sa mission en Égypte.


Selon le quotidien, cette réticence traduit une forme de désapprobation implicite:
“Le refus du Caire d’avaliser l’arrivée du nouvel ambassadeur israélien illustre la détérioration des relations bilatérales, une protestation diplomatique silencieuse.”
Un diplomate égyptien a par ailleurs indiqué que ce gel des désignations est une réponse directe à l’intensification du conflit à Gaza.

Le gouvernement égyptien n’a pas réagi officiellement aux informations relayées par la presse israélienne.


Depuis octobre 2023, plus de 52 900 Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, ont été tués dans la bande de Gaza, selon les autorités locales, alors que l’armée israélienne poursuit ses opérations militaires.


En novembre, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité à Gaza.


Israël fait également l’objet de poursuites pour génocide devant la Cour internationale de justice.


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