
L'impact du réchauffement climatique et des activités humaines sur les populations de poissons en France est de plus en plus préoccupant.
En effet, près d'un poisson sur cinq débarqués en France provient de stocks surexploités, selon un rapport de l'Ifremer publié mercredi.
Cependant, 19% des débarquements sont issus de populations surexploitées, tandis que 2% proviennent de populations effondrées, telles que le merlu de Méditerranée ou la sole de Manche Est. Le reste, soit 21% des volumes, provient de stocks non classifiés ou non évalués, en raison de données insuffisantes.
Après une nette réduction de la surpêche entre 2008 et 2016, l'état de santé des populations de poissons débarquées en France n'a plus montré d'amélioration ces dernières années. Cette situation pourrait être due à un recrutement moins important, ce qui signifie une moindre survie des larves de poissons.
Ainsi, près de 31% des volumes de poissons débarqués en France proviennent de populations dont le recrutement est en baisse, tandis que seulement 20% proviennent de populations dont le recrutement est en hausse. Les données manquent pour les 49% restants.
Parmi les facteurs expliquant ce moindre renouvellement des populations de poissons, Mme Ulrich cite la pollution, la dégradation des habitats marins, le réchauffement des océans, le décalage des efflorescences de zooplancton par rapport à l'éclosion des larves, les changements de courants et la destruction de zones côtières riches en nutriments.









