
Le débat sur le port du foulard dans le sport continue d’alimenter la scène politique française. Amnesty International France a récemment publié une vidéo donnant la parole à trois sportives concernées par cette question. Elles y décrivent des situations d’exclusion et de stigmatisation liées aux discours politiques récurrents. L’ONG dénonce une interdiction qu’elle juge discriminatoire, alors que le Parlement examine une proposition de loi sur les signes religieux dans les compétitions sportives. Les prises de position répétées de responsables politiques relancent un débat ancien sur la laïcité et l’accès au sport.
L’ONG explique vouloir montrer l’impact concret des débats publics sur la vie quotidienne des sportives concernées. Cette initiative intervient dans un contexte de discussions récurrentes autour d’une éventuelle interdiction du foulard lors des compétitions sportives.
Des sportives dénoncent exclusion et stigmatisation
Elles associent ces situations aux discours politiques et médiatiques tenus depuis plusieurs années sur le port du foulard dans le sport. Amnesty affirme que ces prises de position ont des conséquences directes sur l’accès au sport pour les femmes musulmanes.
L’organisation précise que cette action s’inscrit dans une campagne contre ce qu’elle qualifie d’interdiction discriminatoire. Elle appelle les autorités françaises à garantir un accès au sport sans distinction liée à la tenue vestimentaire.
Des prises de position politiques répétées
Ces propos avaient été dénoncés par plusieurs organisations, qui les jugeaient stigmatisants envers les femmes musulmanes. Bruno Retailleau estimait alors que le voile était incompatible avec les principes de neutralité dans l’espace sportif.
Mercredi, le président du parti Les Républicains et ancien ministre de l’Intérieur est revenu sur ces positions lors d’une intervention sur Europe 1. Il a réaffirmé que les compétitions sportives ne devaient pas comporter de signes religieux, politiques ou syndicaux.
Un débat relancé au Parlement
Ces déclarations interviennent alors que le Parlement français examine une proposition de loi sur l’interdiction des signes religieux dans les compétitions sportives. Le texte est étudié depuis plusieurs mois.
Cette initiative législative a ravivé un débat ancien sur la laïcité, le sport et les libertés individuelles. Les organisations de défense des droits humains alertent sur le risque de discrimination accrue.









