
Une tribune signée par plus de 120 personnalités et soutenue par Nouvelle Aube dénonce une proposition de loi visant à interdire le port du voile aux mineures. Le texte alerte sur plus de trente ans de politiques d’exclusion et de stigmatisation des femmes musulmanes en France. Depuis l’affaire du foulard de Creil, ces dernières vivent sous un régime d’exception au nom d’une laïcité détournée. Les signataires réclament l’égalité des droits et le respect des libertés fondamentales.
Une loi ciblant directement les femmes musulmanes
Portée majoritairement par des femmes musulmanes directement concernées, la tribune dénonce une politique qu’elle qualifie d’exclusive et discriminatoire.
Selon ses signataires, cette proposition de loi ne peut être dissociée d’un long historique de mesures visant spécifiquement l’islam et les femmes qui le pratiquent visiblement.
Depuis 1989, un régime d’exception durable
Au nom d’une laïcité progressivement dévoyée, les politiques publiques ont multiplié les dispositifs d’interdiction et de contrôle.
Cette laïcité, initialement pensée comme un principe de neutralité et de liberté de conscience, est aujourd’hui dénoncée comme un outil de normalisation et d’exclusion. La tribune insiste sur le fait que les femmes musulmanes ne demandent ni tutelle institutionnelle, ni injonction morale, ni discours paternaliste d’émancipation.
Une revendication claire: égalité et liberté de choix
Le message central du texte est sans ambiguïté. Les femmes musulmanes exigent l’égalité des droits, la fin des violences institutionnelles et le respect de leur liberté de choix. Elles refusent d’être instrumentalisées dans des débats politiques où leur parole est souvent confisquée ou déformée.











