"Intifada" devant les tribunaux: quand un mot devient un délit

La rédaction
14:019/01/2026, Cuma
Yeni Şafak

Le militant pour la paix Elias d’Imzalène est poursuivi en justice pour avoir prononcé le mot "intifada" lors d’un rassemblement à Paris. Un terme arabe qui signifie littéralement "soulèvement", aujourd’hui au cœur d’une procédure judiciaire lourde, malgré l’absence de toute violence ou victime directe. Cinq organisations se sont constituées parties civiles, donnant à cette affaire une dimension politique et symbolique majeure. En appel, Elias comparaît libre, défendu par Maître Chekkat. L’audience a été renvoyée à septembre 2026, prolongeant une procédure que beaucoup estiment injustifiée. Lors de l’audience, des témoins des parties civiles ont reconnu la pluralité de sens du mot "intifada", tout en accusant le militant d’en faire un usage idéologique et violent. En face, de nombreuses associations et soutiens étaient présents pour dénoncer une criminalisation du langage et de la solidarité avec la Palestine. Cette affaire interroge profondément l’état de la liberté d’expression en France, la place du droit face au débat politique, et le traitement judiciaire de la cause palestinienne.

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