Palestine: la journaliste Adele Shoko arrêtée à Nur Shams

La rédaction
17:552/01/2026, الجمعة
MAJ: 2/01/2026, الجمعة
Yeni Şafak

La journaliste indépendante Adele Shoko a été arrêtée et détenue plus de cinq heures par les forces israéliennes dans le camp de réfugiés de Nur Shams, en Cisjordanie occupée. Elle couvrait les démolitions en cours, qui ont déjà provoqué le déplacement de plus de 16 000 Palestiniens depuis le lancement de l’opération “Mur de fer”. Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, ces opérations s’inscrivent dans une politique de destruction systématique des habitations. Malgré des recours juridiques déposés, la Cour suprême israélienne a rejeté les requêtes, ouvrant la voie à de nouvelles démolitions imminentes.

La journaliste indépendante Adele Shoko a été arrêtée par les forces israéliennes alors qu’elle couvrait les démolitions dans le camp de réfugiés de Nur Shams, à Tulkarem.

Elle affirme avoir été détenue plus de cinq heures, les yeux bandés et menottée, dans une base militaire installée à l’intérieur du camp.


"J’ai été arrêtée et détenue pendant plus de cinq heures, les yeux bandés et menottée, dans une base militaire du camp de Nur Shams"
, témoigne-t-elle.

Selon elle, son arrestation est intervenue alors que des bulldozers entraient dans le camp pour poursuivre les destructions d’habitations.


Des démolitions massives sous l’opération "Mur de fer"


Depuis le début de l’opération militaire israélienne baptisée Mur de fer, plus de 16 000 Palestiniens ont été déplacés de force. De nombreuses maisons du camp sont désormais vides, après l’évacuation contrainte de leurs habitants.


"Toutes ces maisons que vous voyez en ce moment sont vides"
, explique la journaliste. Elle accuse les autorités israéliennes de vouloir empêcher toute documentation indépendante des opérations en cours.

"Mon arrestation prouve simplement qu’Israël tente de dissimuler les atrocités qu’il commet"
, ajoute-t-elle.

Répression des manifestations et violences contre les journalistes


Depuis cinq semaines, des habitants palestiniens manifestent devant le camp de Nur Shams. Ils réclament le droit de retourner dans leurs maisons détruites ou menacées de démolition.


Lors d’une précédente manifestation, les forces israéliennes ont ouvert le feu pour disperser les protestataires. Le journaliste d’Al-Jazeera Fadi Yassin a été blessé par balle à la jambe, selon plusieurs témoignages concordants.


Une fillette palestinienne de neuf ans a également été tuée dans cette zone, lors des opérations de dispersion.


"Ils tirent en l’air pour avertir. Parfois, ils arrêtent. Parfois, ils torturent"
, affirme Adele Shoko.

Recours juridiques rejetés par la Cour suprême israélienne


Face à la situation, des résidents palestiniens et des organisations de défense des droits de l’homme ont saisi la Cour suprême israélienne. Ils contestaient les ordres de démolition visant plusieurs secteurs du camp de Nur Shams.


Il y a cinq jours, la Cour a rejeté l’ensemble des requêtes. Cette décision ouvre la voie à de nouvelles destructions, attendues dans les prochains jours.


Selon des sources locales, 14 bâtiments ont déjà été démolis mercredi, puis 11 autres au début de la nouvelle année.


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