
Le journaliste belge Michel Collon accuse les États-Unis d’instrumentaliser le discours sur l’ordre et la démocratie au Venezuela pour reprendre le contrôle de ses ressources pétrolières. Selon lui, durant des décennies, les revenus du pétrole ont surtout profité à Washington, tandis que la population restait plongée dans la pauvreté. L’arrivée d’Hugo Chávez aurait marqué une rupture, avec un réinvestissement massif dans les politiques sociales. Collon estime que ce modèle, centré sur l’éducation et la santé, constitue aujourd’hui la véritable cible des États-Unis.
Michel Collon dénonce le discours américain sur le Venezuela
Il rappelle que le Venezuela dispose de l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde. Pourtant, durant des décennies, la majorité de la population est restée dans la pauvreté. Pour Collon, cette contradiction s’explique par la captation des revenus pétroliers au profit des États-Unis et de leurs alliés.
Le pétrole vénézuélien au cœur des tensions géopolitiques
Michel Collon affirme que l’État vénézuélien a longtemps été privé de ses propres richesses. Les revenus du pétrole, selon lui, ont surtout servi des intérêts étrangers, laissant peu de moyens aux institutions publiques pour financer des politiques sociales durables.
Cette situation aurait changé avec l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir. Le journaliste souligne que l’ancien président vénézuélien a réorienté l’argent du pétrole vers des programmes sociaux d’envergure. Alphabétisation massive, accès élargi à l’éducation et soins médicaux gratuits ont marqué cette période.
Le modèle social chaviste dans le viseur
Selon Michel Collon, ce sont précisément ces politiques sociales qui dérangent Washington. Il estime que les États-Unis cherchent à faire disparaître ce modèle afin de reprendre le contrôle direct du pétrole vénézuélien.
Pour le journaliste belge, le conflit autour du Venezuela dépasse largement les questions de gouvernance. Il s’inscrit dans une logique géopolitique classique, où l’accès aux ressources énergétiques prime sur les considérations sociales et humaines.






