
En plein Ramadan 2026, le chant religieux "Kâbe'de Hacılar Hû Der Allah", dans la version pop de Celal Karatüre, s’impose comme un phénomène viral en Türkiye. Des écoles d’Istanbul à Ankara, des milliers d’enfants interprètent cet ilahi, massivement relayé sur TikTok et Instagram. Des familles filment les performances et participent à la diffusion du mouvement. Même Devlet Bahçeli a salué cette dynamique spirituelle. Entre tradition religieuse et pop nationale, ce succès relance le débat sur l’expression culturelle du Ramadan en Türkiye.
À Istanbul, Ankara et dans plusieurs grandes villes, des vidéos montrent des élèves de maternelle et de primaire interprétant le chant lors d’événements organisés pour le mois sacré. Les images, largement partagées sur TikTok et Instagram, cumulent des millions de vues.
Le phénomène dépasse le cadre scolaire. De nombreuses familles publient à leur tour des vidéos de leurs enfants chantant l’ilahi à domicile, contribuant à amplifier la viralité.
Soutien politique et débat sur la pop spirituelle
Le mouvement a même reçu un soutien politique. Devlet Bahçeli a salué l’enthousiasme suscité par ce chant, y voyant une expression de l’attachement des jeunes générations aux valeurs spirituelles nationales.
Cette reconnaissance officielle a renforcé la visibilité du phénomène.
Mais le succès du titre soulève aussi des interrogations. S’agit-il d’un simple chant religieux adapté aux codes numériques actuels ? Ou assiste-t-on à l’émergence d’une nouvelle pop spirituelle nationale, capable de fusionner tradition islamique et culture virale ?
Le Ramadan 2026 marque peut-être un tournant dans la manière dont les expressions religieuses s’inscrivent dans l’espace public numérique en Türkiye.









