
Alors même qu’il menait des actions violentes, le PKK a trouvé une base et des soutiens en Türkiye et en Europe. Il n’a pas connu de difficultés de financement. À partir des années 1990, il a créé des partis politiques liés à son réseau et a réussi à obtenir autour de 10 % des voix auprès d’une partie des Kurdes. Il a aussi contribué à la montée d’un nationalisme kurde et à la sécularisation d’une partie des Kurdes.
Cette organisation, le PKK, qui pendant près d’un demi-siècle a été un fléau pour La Türkiye, a fait couler le sang, a placé la politique intérieure et extérieure sous son influence, a provoqué dans la société pessimisme et désespoir, a divisé le pays et l’a parfois amené au bord de la partition, a finalement été enterrée avant-hier en Syrie, dans la ville de Qamishli.
Le PKK avait depuis longtemps perdu, dans une large mesure, sa capacité d’action en Türkiye. Grâce à des mesures strictes, et en particulier au renforcement de la frontière, les militants de l’organisation ne pouvaient plus passer en Türkiye. Les opérations au-delà des frontières, et les avancées de l’industrie de défense, en particulier les drones, avaient réduit les actions terroristes au minimum.
Les plans n’ont pas fonctionné. Grâce aux initiatives intenses de La Türkiye et à la lutte héroïque de l’armée syrienne, en l’espace d’une semaine, le PKK s’est retiré des territoires qu’il occupait, et s’est retrouvé coincé dans de petites zones autour d’Aïn al-Arab et dans la région Hasseké-Qamishli.
Un délai de quatre jours lui avait été donné pour se rendre totalement. Ce délai expire demain. S’il se rétracte, comme il l’a fait à de nombreuses reprises auparavant, il fera face à une attaque lourde de l’armée syrienne. Même si l’armée syrienne n’entre pas dans ces villes, sur ces petits morceaux de terre sans électricité, sans eau, sans nourriture et sans connexion avec l’extérieur, le PKK ne pourra pas tenir longtemps, ne pourra pas s’y abriter, ne pourra pas résister.
Que peut-il se passer ensuite? Le PKK peut poursuivre ses activités au nord de l’Irak ou en Iran. Ce n’est pas si simple. L’Iran s’attaque à l’organisation par des mesures très dures. Dans le nord de l’Irak, le PKK est désormais un facteur de nuisance. Autrement dit, il lui sera difficile d’y survivre aussi.
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