Ex-Ilva: l'Italie réclame 7 milliards d'euros à ArcelorMittal

15:4713/01/2026, Salı
AFP
Rome réclame sept milliards d’euros à ArcelorMittal, accusé de gestion prédatrice de l’aciérie ex-Ilva placée sous administration publique
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Rome réclame sept milliards d’euros à ArcelorMittal, accusé de gestion prédatrice de l’aciérie ex-Ilva placée sous administration publique

Les commissaires de l’État italien chargés de la gestion de l’ancienne aciérie géante Ilva réclament sept milliards d’euros de dommages et intérêts à son ancien propriétaire.

Les commissaires de l’exploitant, Acciaierie d’Italia (ADI), dénoncent un comportement
"prédateur"
et une mauvaise gestion de l’usine du sud de l’Italie, qui souffre de difficultés financières et fait l’objet de vives critiques concernant sa gestion environnementale.

Le gouvernement de Giorgia Meloni a placé l’usine sous administration publique en février 2024 afin de protéger ses milliers d’employés, après qu’elle a été déclarée en faillite par un tribunal de Milan.

Rome, qui détenait alors 38 % des parts, avait accusé ArcelorMittal, propriétaire des 62 % restants, de refuser d’injecter de nouveaux fonds.


"La faillite d’Acciaierie d’Italia (...) ne semble pas être le résultat d’erreurs de gestion isolées ou d’une détérioration soudaine de l’environnement industriel"
, peut-on lire dans la plainte.

"Des activités complexes"
de contrôle ont plutôt révélé
"une stratégie cohérente, délibérée et à long terme mise en œuvre par ArcelorMittal [...] visant le transfert systématique et unilatéral de ressources vers la multinationale sidérurgique"
, ajoute la même source.

Selon les commissaires, il s’agissait d’un
"plan prédateur complexe, mis en œuvre de 2018 à 2024"
.

L’aciérie, qui date des années 1960, est en proie à des batailles juridiques et politiques depuis 2012 en raison de ses émissions polluantes, et sa production est en baisse.

ArcelorMittal l’a rachetée en 2017 pour 1,8 milliard d’euros, promettant d’investir 2,4 milliards d’euros et de préserver les emplois de l’usine, qui compte 8.100 salariés à Tarente.


Mais au moment où le gouvernement italien est intervenu, l’entreprise avait accumulé plus de trois milliards d’euros de dettes et était incapable de payer la plupart de ses fournisseurs ou ses factures d’électricité.

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