New York conclut un accord avec un groupe pro-israélien, mettant fin au harcèlement de militants pro-palestiniens

19:2714/01/2026, mercredi
MAJ: 14/01/2026, mercredi
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La procureure générale de New York, Letitia James, et le maire Zohran Mamdani.
Crédit Photo : Amir Hamja / AFP
La procureure générale de New York, Letitia James, et le maire Zohran Mamdani.

Les autorités de l’État de New York ont annoncé mardi un accord à l’amiable avec le groupe pro-israélien Betar US, à l’issue d’une enquête ayant conclu que l’organisation s’était livrée à des actes de violence, de harcèlement et d’intimidation contre des manifestants pro-palestiniens et d’autres personnes dans l’État.

Dans un communiqué, le bureau de la procureure générale de New York, Letitia James, a indiqué que son enquête avait
“mis au jour des preuves de la persécution généralisée menée par Betar à l’encontre de New-Yorkais musulmans, arabes, palestiniens et juifs”
, motivée par une hostilité envers plusieurs groupes protégés, en violation des lois de l’État relatives aux droits civiques.

Publication du bureau de la procureure générale de New York, Letitia James, sur X.

“New York ne tolérera pas les organisations qui utilisent la peur, la violence et l’intimidation pour faire taire la liberté d’expression ou cibler des personnes en raison de ce qu’elles sont”
, a déclaré Letitia James.

Aux termes de l’accord conclu avec les autorités de l’État, Betar
“doit cesser immédiatement d’inciter ou d’encourager la violence contre des individus, de menacer des manifestants et de harceler des personnes exerçant leurs droits civiques”
, précise le bureau de la procureure générale.

Le groupe est également visé par une amende avec sursis de 50 000 dollars, qui
“sera appliquée en cas de violation de l’accord”
.

L’enquête avait été ouverte en mars, après la réception de plusieurs plaintes accusant Betar et certains de ses membres d’avoir adopté des
“comportements violents et menaçants”
, ciblant en particulier des personnes lors de manifestations liées à Israël et à la Palestine.

Betar US, qui se présente comme une branche d’un mouvement de jeunesse sioniste de droite fondé en 1923 et basé en Israël, s’était fait remarquer l’an dernier en publiant des listes de manifestants universitaires opposés à la guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza, et en appelant l’administration Trump à expulser ceux figurant sur sa “Students Deport List”.


Le groupe avait partagé, dans des publications depuis supprimées, des messages se moquant de la mort de civils à Gaza, notamment une réaction à la mort de centaines de bébés palestiniens tués par Israël, affirmant:
"Pas assez. Nous exigeons du sang à Gaza !".

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a salué l’accord, écrivant sur la plateforme sociale américaine X :
"Pendant des années, Betar a mené une campagne de haine à travers New York, alimentant un extrémisme islamophobe et harcelant ceux avec qui il était en désaccord"
.

Publication du Maire de New-York, Zohran Mamdani, sur X.

La section new-yorkaise du Council on American-Islamic Relations (CAIR-NY), importante organisation musulmane de défense des droits civiques aux États-Unis, a estimé que l’arrêt de la campagne de harcèlement de Betar à New York constituait une
"étape historique et positive pour protéger les New-Yorkais qui ont subi des intimidations simplement pour avoir défendu les droits humains des Palestiniens"
.

L’organisation a également appelé les autorités à tenir Betar US pour responsable de tout harcèlement à caractère criminel.


De son côté, Betar US a écrit sur X qu’il avait
"volontairement quitté New York il y a plusieurs mois"
et qu’il conseillait aux
"sionistes d’évacuer New York"
, tout en affirmant rester une organisation à but non lucratif américaine basée en Israël.

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