Corée du Sud: premier verdict judiciaire pour Yoon

11:4315/01/2026, Perşembe
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Le président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol connaîtra vendredi le premier verdict judiciaire lié à sa tentative d’imposer la loi martiale en décembre 2024.
Crédit Photo : X /
Le président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol connaîtra vendredi le premier verdict judiciaire lié à sa tentative d’imposer la loi martiale en décembre 2024.

Le président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol doit connaître vendredi le premier verdict judiciaire le concernant, dans le cadre des poursuites liées à sa déclaration de la loi martiale en décembre 2024.

Le tribunal du district central de Séoul rendra sa décision à 14 heures locales (05h00 GMT) sur des chefs d’accusation comprenant notamment l’entrave aggravée à l’exercice de fonctions publiques, en lien avec la tentative avortée d’imposer la loi martiale.

Il s’agira du premier verdict parmi les huit procédures distinctes engagées contre Yoon, selon l’agence de presse Yonhap.


L’audience de vendredi porte sur des accusations selon lesquelles Yoon aurait empêché les enquêteurs de procéder à son arrestation en janvier dernier, violé les droits de neuf membres du cabinet exclus d’une réunion consacrée à l’examen du plan de loi martiale, et préparé puis détruit une version révisée de la proclamation après la levée de la mesure.

L’équipe dirigée par la procureure spéciale Cho Eun-suk a requis le mois dernier une peine de dix ans de prison, estimant que Yoon avait
"privatisé"
une agence de l’État afin de dissimuler et de justifier ses actes.

Dans ses plaidoiries finales, Yoon a défendu sa décision de recourir au service de sécurité présidentielle pour bloquer l’action des enquêteurs, affirmant que les mesures de protection du président ne sauraient être jugées excessives, quelle qu’en soit l’ampleur.

Cette affaire sera la première des procès de Yoon à aboutir, avant une décision distincte attendue le 19 février sur des accusations d’insurrection, examinées par une autre formation du tribunal du district central de Séoul.


Mardi, l’équipe de la procureure spéciale a requis la peine de mort, accusant Yoon d’avoir dirigé une insurrection à travers sa déclaration de la loi martiale.


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