
Le Sénat a rejeté ce mercredi en séance, par 144 voix contre 123, l’article 4 de la proposition de loi sur l’aide à mourir, qui consacrait le principe de l’euthanasie et du suicide assisté, limités aux malades en fin de vie. Ce vote met en échec le cœur du texte examiné par la chambre haute.
Une partie des sénateurs Les Républicains et centristes s’y est opposée, rejoints par des élus de gauche favorables à une version plus large du dispositif.
Divisions persistantes
À l’ouverture des débats, la version votée par les députés avait reçu le soutien de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui avait appelé les sénateurs à rétablir le texte de l’Assemblée. L’adoption, en commission puis en séance, du principe d’une aide à mourir, même restreinte, avait toutefois été perçue comme une avancée par les partisans de la réforme.
Le rejet de l’article 4 illustre des divisions persistantes et des positions difficiles à concilier entre partisans et opposants de l’aide à mourir. La suite du parcours parlementaire du texte apparaît incertaine, alors qu’aucune majorité claire ne se dégage au Sénat.
Présentée comme une réforme majeure par le président Emmanuel Macron, la question de la fin de vie pourrait, en cas de blocage durable au Parlement, être soumise à référendum, une hypothèse évoquée par le chef de l’État en mai dernier.










