
Le gouvernement sud-coréen a appelé lundi les internes en médecine à regagner leur poste dans les hôpitaux après que nombre d'entre eux ont démissionné pour protester contre une réforme des études médicales.
En l'espace d'une semaine, des milliers d'internes en médecine ont démissionné pour protester contre le projet gouvernemental d'augmenter les admissions dans les facultés de médecine, une mesure jugée essentielle par le gouvernement face au vieillissement de la population du pays.
En Corée du Sud, les médecins sont considérés comme des travailleurs essentiels et la loi les empêche de faire grève.
Selon l'agence de presse Yonhap, le gouvernement a ainsi affirmé à plusieurs reprises que les démissions massives étaient illégales, et menacé d'engager des poursuites judiciaires contre les démissionnaires ou de leur retirer leur diplôme.
Mais des médias locaux ont rapporté lundi que de plus en plus de médecins rejoignaient le mouvement.
Séoul affirme avoir l'un des nombres de médecins par habitant les plus bas parmi les pays développés, et le gouvernement voudrait pouvoir compter sur 2.000 étudiants en médecine supplémentaires par an, à partir de l'année prochaine.
Les médecins y sont farouchement opposés, affirmant que cela nuirait à la qualité des services. Les partisans de la réforme estiment qu'ils craignent surtout que cela n'érode leurs salaires et leur statut social.
Mais selon les sondages, environ 75% de la population soutient la réforme, les personnes vivant dans les zones reculées ayant du mal à accéder à des soins de santé de qualité.










