
Les gouvernements du monde entier renforcent leur surveillance de Grok, le chatbot d’intelligence artificielle développé par xAI, la société d’Elon Musk, face aux inquiétudes croissantes sur son utilisation pour générer des images sexuelles truquées, explicites et non consenties.
Ces dernières semaines, le chatbot s’est révélé capable de répondre à des requêtes visant à retirer numériquement des vêtements à des personnes ou à transformer leur apparence en contenus sexualisés, souvent sans le consentement des personnes concernées.
L’affaire a également relancé le débat sur les responsabilités des développeurs d’IA et des plateformes en ligne, alors que les gouvernements évaluent si les cadres juridiques numériques et pénaux actuels sont suffisants pour répondre aux risques posés par l’essor rapide des technologies d’IA générative.
Indonésie
Le ministère de la Communication et des Affaires numériques a indiqué que cette mesure visait à protéger les femmes, les enfants et le grand public contre les contenus nuisibles générés par l’IA.
La police nationale a qualifié cette décision de mesure préventive, le temps d’évaluer une éventuelle violation des lois en vigueur.
Malaisie
Le régulateur a estimé que les réponses de X Corp. et de xAI reposaient excessivement sur des mécanismes de signalement par les utilisateurs, sans répondre aux risques intrinsèques de l’outil.
Union européenne
Le porte-parole Thomas Regnier a indiqué que la plateforme disposait de 60 à 90 jours pour agir, sous peine de sanctions prévues par la législation numérique et les règles européennes sur l’IA.
Royaume-Uni
France
Le parquet de Paris a élargi début janvier une enquête visant X pour y inclure Grok, après des accusations de génération de vidéos sexuelles truquées, y compris impliquant des mineurs.
Italie
L’Italie a renforcé sa législation en septembre en introduisant des sanctions contre la diffusion de deepfakes sexuels générés par l’IA.
Allemagne
Australie
La commissaire australienne à la sécurité en ligne a demandé des informations à X sur le fonctionnement de Grok et averti qu’elle pourrait recourir à ses pouvoirs de sanction en cas de violation de la loi sur la sécurité en ligne.
Canada
Corée du Sud
L’autorité sud-coréenne des médias a demandé à X de proposer des mesures pour protéger les mineurs des contenus sexuels générés par Grok et de limiter leur accès à ces contenus.









