
Plus de 40 hôpitaux et 244 centres de santé ont repris leurs activités dans la capitale soudanaise, Khartoum, après avoir été endommagés ou détruits durant le conflit en cours dans le pays.
Selon le réseau, le secteur de la santé dans la capitale a subi de lourdes pertes au cours de la première année de la guerre, près de 70 % des hôpitaux ayant cessé totalement ou partiellement leurs activités en raison des bombardements, des pillages et du manque de fournitures.
Le communiqué souligne que des infrastructures de référence ont été gravement endommagées, notamment le Laboratoire national de santé publique et la Banque centrale du sang, tandis que plusieurs centres hospitaliers majeurs de l’État ont été mis hors service.
Cette situation a directement affecté les services de diagnostic et de transfusion sanguine, augmentant les risques de retards de traitement, en particulier pour les cas critiques et d’urgence, a-t-il précisé.
Jeudi, le réseau a indiqué que le Fonds national des fournitures médicales avait subi des pertes dépassant 500 millions de dollars durant la guerre, notamment en raison de la destruction et du pillage d’entrepôts contenant des médicaments et des consommables médicaux, de la perte de flottes de transport et de dommages causés aux bureaux administratifs.
Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent les cinq États de la région du Darfour, à l’ouest, à l’exception de certaines zones du Darfour-Nord qui restent sous contrôle de l’armée. De son côté, l’armée contrôle la majorité des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris Khartoum.
Le conflit entre l’armée soudanaise et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.









