
La cheffe de l'opposition au Venezuela a dénoncé lundi la mort en prison d'un quatrième membre influent de son mouvement, arrêté après la réélection contestée du président Nicolas Maduro l'année dernière.
Ce dernier avait été arrêté le 9 janvier, la veille de l'investiture de Nicolas Maduro pour un troisième mandat de six ans, suite à des élections que l'opposition et une partie de la communauté internationale considèrent comme frauduleuses.
L'opposition a publié les procès-verbaux fournis par ses scrutateurs et assure que son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia a obtenu plus de 67% des voix.
L'annonce de la réélection de M. Maduro a provoqué des manifestations spontanées qui ont fait 28 morts et 200 blessés, de source officielle. Quelque 2.400 personnes ont été arrêtées, dont environ 1.900 ont été libérées dans les semaines et mois suivants, selon Caracas.
Les militants dénoncent cependant le fait que les arrestations d'opposants n'ont pas cessé.
Les familles des détenus ont protesté à plusieurs reprises pour dénoncer des actes de torture et des mauvais traitements contre leurs proches emprisonnés.
A la mi-février, l'ONG Foro Penal, qui documente le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dénombrait 1.061 personnes arrêtées pour des raisons politiques dans le pays.










