
"Il y a urgence !": Nicolas Thierry, un député écologiste français, mène une bataille contre le "scandale sanitaire" des polluants éternels, ou PFAS, qu'il souhaite voir interdits dès 2025, alors que des alternatives existent déjà.
Quasi indestructibles, les substances per- et polyfluoroalkylées, ou PFAS, s'accumulent progressivement dans l'air, le sol, les cours d'eau, la chaîne alimentaire et même dans le corps humain, ce qui leur vaut le surnom de polluants "éternels".
Cette recommandation est saluée par M. Thierry, mais il s'interroge sur sa mise en œuvre concrète.
"Une pollution sans précédent"
Sa principale mesure prévoit l'interdiction (fabrication, importation, exportation et mise sur le marché) des produits contenant des PFAS dès 2025, lorsque des alternatives existent, et en 2027 pour les autres, avec des dérogations possibles pour des raisons de santé ou pour les micro-processeurs utilisés dans la transition énergétique.
Le député souligne que l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a identifié quatre familles de produits pour lesquelles il est possible de se passer des PFAS immédiatement : les emballages en contact direct avec les aliments, les cosmétiques, les produits de fartage pour les skis et les textiles, pour lesquels Bruxelles prévoit déjà une interdiction en 2026.
Des mesures concrètes
Parmi les autres mesures proposées par Nicolas Thierry figurent l'obligation immédiate de contrôler la présence de PFAS dans l'eau potable sur l'ensemble du territoire français, ainsi que l'application du principe pollueur-payeur avec une taxe visant les industriels rejetant des PFAS.
Selon ce rapport, la présence de pesticides contenant ces substances chimiques a explosé entre 2011 et 2021 dans les fruits et légumes consommés en Europe, notamment pendant la saison estivale.








