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Erdogan: "Gaza appartient aux Palestiniens, et le restera pour l'éternité"

Le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan a déclaré que "Gaza est une terre palestinienne, qui le restera pour l'éternité".

14:47 - 4/12/2023 lundi
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Le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan à la 39e session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l'Organisation de la Coopération Islamique (COMCEC), le 04 décembre 2023.
Crédit Photo : AA / AA
Le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan à la 39e session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l'Organisation de la Coopération Islamique (COMCEC), le 04 décembre 2023.

Lundi, lors du programme d'ouverture de la 39e session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l'Organisation de la Coopération Islamique (COMCEC), à Istanbul, le président Erdogan est longuement revenu sur la situation à Gaza où les attaques israéliennes se poursuivent depuis le 7 octobre.


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Saluant les Palestiniens qui défendent leur patrie malgré les attaques immorales d'Israël, Erdogan a transmis ses salutations à tous ceux qui luttent pour vivre en tant que musulmans dans différents coins du monde.

"En ces jours d'atrocités dans les territoires palestiniens occupés, en particulier à Gaza, la coopération dont nous ferons preuve devient beaucoup plus importante. Les massacres israéliens, qui ont commencé le 7 octobre, se sont de nouveau accélérés à partir du 1er décembre, après une pause de six jours due à l'échange de prisonniers. Les attaques israéliennes visant les civils et les installations civiles ont fait plus de 16 000 martyrs et plus de 36 000 blessés. Je souhaite à nos martyrs la miséricorde d'Allah et à nos frères blessés un prompt rétablissement,"
a-t-il d'abord déclaré.

Le Chef de l'État turc a tout particulièrement voulu attirer l'attention sur la cruauté des attaques israéliennes.

"Deux personnes sur trois qui sont mortes en martyrs à Gaza sont des enfants, des bébés et des femmes. Le nombre de Gazaouis dont on est sans nouvelles dépasse les 6 500. Parmi les victimes de la cruauté israélienne figurent 73 journalistes et plus de 100 fonctionnaires des Nations unies,"
a-t-il rappelé.

Et de poursuivre:
"C'est une telle image que l'ONU, qui a été créée pour protéger la sécurité et la paix dans le monde, ne peut même pas protéger ses propres employés de la barbarie israélienne. L'impuissance des puissances qui défendent les droits de l'homme et les libertés, de l'Europe à l'Amérique, est encore plus grave. Ces pays apportent presque un soutien inconditionnel à Israël pour tuer plus d'enfants, frapper des hôpitaux, des écoles, des maisons et verser plus de sang innocent."

"Ils nous ont donné, à nous tous, des leçons de démocratie et de droit pendant des années"


Faisant référence au fait que les organisations de presse internationales n'ont pas pu prononcer une seule phrase pour leurs collègues tués à Gaza et n'ont pas pu émettre une seule critique à l'encontre d'Israël, Erdogan a déclaré:


Pourtant, ces organisations nous ont donné, à nous tous, des leçons de démocratie et de droit pendant des années.

"Ne sont-elles pas celles qui parlent de la liberté de la presse à chaque fois qu'elles prennent la parole ? Tous ceux qui s'insurgent lorsque l'auteur du crime et un musulman sont aveugles et sourds aux massacres commis par Israël aujourd'hui. Les Palestiniens sont peut-être ceux qui meurent physiquement dans les attaques israéliennes, mais ce sont les glorieuses idéologies, conventions, déclarations et principes mis devant nous, mais restés sous silence quand il s'agit d'Israël, tout en soutenant cette cruauté, qui ont été détruits,"
a-t-il dénoncé.

Et le Président Erdogan de fustiger "
ces donneurs de leçons".

Ceux qui tentent d'occulter la mort de tant d'innocents en invoquant l'excuse du Hamas n'ont plus rien à dire à l'humanité.

Pour le leader turc, les attaques israéliennes contre Gaza ont "joué le rôle de tournesol", ils ont révélé au monde entier le véritable visage de nombreux pays occidentaux en particulier.


"Gaza a servi de test décisif pour le système mondial. Ce dont nous avons été témoins nous a montré le vrai visage de nombreuses structures, des démocraties occidentales aux entreprises mondiales. L'ONU a échoué institutionnellement au test de Gaza. La résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies avec 121 votes favorables était une étape importante. Elle ne pouvait pas être efficace pour arrêter l'effusion de sang. Même ce tableau montre à quel point nous, en tant que monde musulman de 2 milliards d'habitants, avons été pris en étau. D'un côté, il y a 121 pays qui disent non à l'effusion de sang et de l'autre, il y a 3 à 5 pays qui donnent un chèque en blanc à Israël. Une telle structure ne peut apporter ni paix ni espoir à l'humanité,"
a-t-il défendu.

Dans ce contexte international, Erdogan a souligné la responsabilité qui incombe aux pays musulmans.

"Aucun d'entre nous n'est obligé d'accepter ce système. En tant que musulmans, nous affirmons qu'un monde plus juste est possible. C'est aussi notre responsabilité à l'égard des générations futures. Pour ce faire, nous utiliserons au maximum les moyens dont nous disposons. L'Organisation de la coopération islamique nous offre un terrain important pour mener la lutte d'une seule voix,"
a-t-il déclaré.

Le président turc s'est ensuite exprimé sur le rôle du Premier ministre israélien dans les atrocités commises à Gaza.


"Netanyahu, qui est maintenant le boucher de Gaza, sera jugé non seulement comme un criminel de guerre, mais aussi comme le boucher de Gaza. Nous devons commencer à préparer la reconstruction de Gaza dès maintenant,"
a-t-il assuré.

Et d'ajouter:
"Gaza est une terre palestinienne, Gaza appartient aux Palestiniens et le restera à jamais. Il est de notre devoir à tous de ne pas l'abandonner à Israël. Nous devons également le faire pour notre propre intégrité territoriale. Nous savons très bien que demain, ils (Israël) jetteront leur dévolu sur d'autres endroits."

"Le boucher de Gaza a révélé devant les caméras que la question n'est pas Gaza ou Ramallah. Défendre Gaza et la Palestine, c'est défendre La Mecque, Médine et Istanbul"
, a-t-il insisté.

Pour conclure, Recep Tayyip Erdogan est revenu sur la question des armes nucléaires, dont la possession par Israël a été avouée ces dernières semaines quand des ministres ont défendu l'usage de la bombe atomique contre Gaza. De plus, il a terminé par:


Nous ne permettrons pas que la question des armes nucléaires, dont Israël a admis l'existence, soit oubliée.

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