
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré vendredi que le groupe terroriste YPG/FDS ne représentait pas les Kurdes syriens, lors d’un entretien accordé à la chaîne d’information turque NTV.
Il a ajouté que si une bonne volonté existe, le processus devrait commencer par le retrait de Syrie des membres du PKK non syriens.
Hakan Fidan a également indiqué qu’il pourrait être envisagé de prolonger le cessez-le-feu de quatre jours entre le gouvernement et le groupe, entré en vigueur le 20 janvier, notamment durant le transfert des prisonniers de Daech depuis la Syrie vers l’Irak.
Insistant sur la sensibilité de la situation sur le terrain, Fidan a précisé que la présence de forces américaines ainsi que des prisonniers de Daech rendait le conflit entre les FDS et les forces gouvernementales plus complexe.
Interrogé sur la possibilité que Damas lance une opération à Ayn al-Arab, Hasakah ou Qamishli en cas d’absence d’accord durant le cessez-le-feu, Fidan a répondu qu’un processus était en cours, sous médiation américaine, afin de mettre en œuvre l’accord du 18 janvier.
Commentant les avancées rapides enregistrées par le gouvernement de Damas contre le YPG/FDS sur le terrain ces deux dernières semaines, Fidan a affirmé que ces développements ne l’ont pas surpris.
Il a réaffirmé que la politique étrangère du président américain Donald Trump, visant à éviter une implication directe des États-Unis dans les crises régionales tout en encourageant les pays de la région à prendre en main ces dossiers, rejoint la vision de la Türkiye.
"La lutte sur le terrain arrive à la table des négociations"
Fidan a expliqué que l’on attendrait le processus d’admission de nouveaux membres au sein du Conseil, notant que certains pays ont demandé du temps, ce qui pourrait porter le total à 25 ou 30 membres.
Il a souligné que le président turc Recep Tayyip Erdogan affichait une volonté claire de faire tout ce qui est nécessaire pour résoudre la question palestinienne.
Concernant la question de savoir si le Hamas remettrait ses armes, Fidan a indiqué que le désarmement est déjà un point inclus dans la feuille de route actuelle.
"Des signes qu’Israël pourrait chercher à attaquer l’Iran"
S’exprimant sur les manifestations en Iran, Hakan Fidan a rappelé que le pays avait déjà traversé de telles périodes par le passé, avec de grandes mobilisations apparaissant à certains moments.
Revenant sur les allégations concernant d’éventuelles attaques américaines contre l’Iran, Fidan a souligné que les pays de la région ne souhaitaient pas une guerre ni un retour à une instabilité majeure.
Commentaires sur les récents développements au Groenland et en Ukraine
Hakan Fidan a également évoqué les développements liés au Groenland ainsi qu’à la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Il a rappelé qu’il est bien connu que les États-Unis nourrissent depuis longtemps des ambitions stratégiques concernant le Groenland, lesquelles ont refait surface sous différentes administrations.













