La Chine se prépare à importer des puces IA Nvidia H200

17:3123/01/2026, Cuma
AA
Pékin donne un accord de principe à ses géants technologiques pour préparer l’achat de puces IA Nvidia H200, dans un contexte de tensions sino-américaines.
Crédit Photo : X /
Pékin donne un accord de principe à ses géants technologiques pour préparer l’achat de puces IA Nvidia H200, dans un contexte de tensions sino-américaines.

Les autorités chinoises ont donné un accord de principe à plusieurs grands groupes technologiques du pays, dont Alibaba, pour préparer l’achat de puces d’intelligence artificielle H200 du fabricant américain Nvidia

D’après des sources proches du dossier, Alibaba, Tencent et ByteDance ont été autorisés à engager des discussions préparatoires portant notamment sur les volumes de puces nécessaires. Ces échanges marquent une avancée vers une autorisation officielle des importations de composants essentiels au fonctionnement des systèmes d’intelligence artificielle en Chine.

Selon les mêmes sources, Pékin pourrait conditionner ces achats à l’acquisition préalable d’un certain nombre de puces produites localement, bien qu’aucun seuil précis n’ait encore été fixé. Ces négociations s’inscrivent dans un contexte de discussions commerciales sensibles entre la Chine et les États-Unis, les puces H200 étant devenues un enjeu stratégique.


Pour Nvidia, qui cherche à renforcer sa présence sur le plus grand marché mondial des semi-conducteurs, une telle autorisation représenterait une victoire majeure. Le PDG du groupe, Jensen Huang, a récemment estimé que le seul marché des puces IA pourrait générer jusqu’à 50 milliards de dollars de revenus dans les prochaines années. En son absence, des acteurs chinois comme Huawei Technologies et Cambricon Technologies ont renforcé leur position et prévoient d’augmenter significativement leurs capacités de production.

Les nouvelles orientations de Pékin contredisent des informations antérieures selon lesquelles les autorités bloquaient les livraisons de H200. Le Financial Times avait rapporté la semaine dernière que certains fournisseurs avaient suspendu leur production. De son côté, l’administration américaine a indiqué que les H200, considérées comme des puces de génération précédente, pouvaient être exportées vers la Chine malgré les restrictions imposées sur les composants les plus avancés pour des raisons de sécurité nationale.


Selon Bloomberg, la Chine pourrait autoriser certaines importations de H200 dès ce trimestre, tout en interdisant leur utilisation par des agences sensibles et des infrastructures critiques. Cette distinction reste toutefois sujette à débat.


Alibaba et ByteDance auraient déjà fait savoir à Nvidia, lors d’échanges privés, leur intention d’acquérir chacun plus de 200 000 puces H200. Nvidia indique que la demande chinoise pour ces composants est très élevée, tout en précisant ne pas être directement impliquée dans les discussions avec Pékin et ignorer le calendrier exact d’une éventuelle approbation.

Parallèlement, la Chine poursuit sa stratégie d’autosuffisance technologique, soutenue par un nouveau programme d’incitations pouvant atteindre 70 milliards de dollars pour renforcer son industrie des semi-conducteurs. À la mi-2025, les autorités avaient déjà recommandé aux entreprises locales de limiter l’usage de certaines puces Nvidia moins performantes, comme les H20, et de suspendre les commandes de processeurs RTX Pro 6000D destinés à des applications d’intelligence artificielle.


À lire également:





#AI chips
#Alibaba
#Artificial Intelligence
#ByteDance
#China
#H200 chips
#Nvidia
#Tencent
#Chine
#H200
#intelligence artificielle
#semi-conducteurs
#puces IA
#technologies
#commerce États-Unis Chine