
La Mission syrienne auprès de l’UE à Bruxelles a été visée mercredi soir par des partisans du groupe terroriste YPG/FDS, qui ont tenté de remplacer le drapeau national par un étendard lié à ce groupe, a confirmé la mission à Anadolu jeudi.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des individus escaladant le bâtiment pour remplacer le drapeau syrien par un drapeau lié à une organisation terroriste. L’incident a duré moins de trente minutes, selon la mission, qui précise que l’ambassadeur syrien et le personnel, accompagnés de Syriens résidant à Bruxelles, ont rapidement réinstallé le drapeau national.
La police belge a pleinement coopéré avec la mission, permettant l’identification des auteurs grâce aux caméras de surveillance et à la coordination avec les forces de sécurité. Certaines identités ont déjà été établies.
Le communiqué a également remercié les Syriens présents ce soir-là et ceux qui se sont précipités sur les lieux pour "protéger l’honneur et la dignité" de la Syrie et de son drapeau.
L’incident survient alors que l’armée syrienne mène des opérations dans le nord-est du pays, après que la FDS a manqué à ses obligations dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu. Conformément à l’accord, la FDS devait retirer ses formations militaires à l’est de l’Euphrate et transférer le contrôle administratif et sécuritaire des provinces de Raqqa et Deir ez-Zor au gouvernement syrien.
L’accord prévoyait également que tous les points de passage et les ressources énergétiques passent sous l’autorité centrale, avec l’intégration individuelle du personnel de la FDS dans les ministères de la Défense et de l’Intérieur syrien après vérification sécuritaire.
Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi soir un cessez-le-feu de quatre jours avec la FDS "conformément aux entendements conclus avec l’État syrien" et "dans le souci d’assurer le succès des efforts nationaux en cours".
La FDS est dominée par le YPG, branche syrienne du groupe terroriste PKK, classé comme organisation terroriste ethno-nationaliste et séparatiste par Europol et interdit en Allemagne depuis 1993.









