
À Gaza, la pénurie d’assiettes et d’ustensiles de cuisine pousse les habitants à se tourner vers les plats en argile. Le potier palestinien Jaafar Atallah évoque une demande exceptionnelle liée au blocus et aux restrictions imposées aux points de passage contrôlés par Israël. Les poteries deviennent une alternative essentielle pour les familles. En parallèle, l’artisan développe des activités de sculpture sur pierre et de fabrication de matériaux à partir de sable, afin d’aider la population à faire face à la crise humanitaire dans la Bande de Gaza.
Dans ce contexte de restrictions, les plats en argile deviennent un objet du quotidien. Ils remplacent progressivement les assiettes classiques devenues rares, voire introuvables sur les marchés locaux. Les familles adaptent ainsi leurs habitudes pour continuer à cuisiner et à se nourrir malgré le blocus.
Une production artisanale adaptée à la crise humanitaire
Jaafar Atallah fabrique des poteries depuis des années. Aujourd’hui, son travail prend une dimension sociale et humanitaire. Il explique que cette initiative vise avant tout à aider la population à faire face à la crise actuelle à Gaza. La demande a fortement augmenté, obligeant les artisans à intensifier leur production locale.
En parallèle de la poterie, Atallah travaille également la sculpture sur pierre. Il produit des matériaux utilisés pour construire des pièces à partir de sable, une autre réponse artisanale aux pénuries de matériaux. Ces initiatives locales illustrent la capacité d’adaptation des Palestiniens face à une situation humanitaire toujours plus critique dans la Bande de Gaza.










